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L'OMS préconise des traitements adaptés pour certaines MST


David L. Heymann, directeur de l'OMS, donne une conférence de presse à Genève, Suisse, le 1er avril 2003.

David L. Heymann, directeur de l'OMS, donne une conférence de presse à Genève, Suisse, le 1er avril 2003.

Devant la résistance aux antibiotiques des maladies sexuellement transmissibles (MST), l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) préconise des traitements adaptés pour trois infections.

Il s'agit concrètement de nouvelles directives thérapeutiques pour la chlamydiose, la gonorrhée et la syphilis, dont la résistance aux antibiotiques est un "problème de plus en plus préoccupant", selon un communiqué publié mardi par l'agence de l'ONU à Genève.

"La chlamydiose, la gonorrhée et la syphilis sont des problèmes de santé publique majeurs partout dans le monde, qui nuisent à la qualité de vie de millions de personnes et causent des pathologies graves voire mortelles. Les nouvelles directives thérapeutiques de l'OMS insistent sur la nécessité de traiter ces IST (pour infections sexuellement transmissibles, ndlr) avec le bon antibiotique, au bon dosage et au bon moment pour limiter leur propagation et améliorer la santé sexuelle et reproductive", a déclaré Ian Askew, Directeur du Département Santé reproductive et recherche à l'OMS.

L'OMS estime que, chaque année, 131 millions de personnes contractent la chlamydiose, 78 millions la gonorrhée et 5,6 millions la syphilis.

Ces trois infections sont provoquées par des bactéries et peuvent généralement être guéries par des antibiotiques.

Toutefois, ces IST ne sont souvent pas diagnostiquées et deviennent plus difficiles à traiter, certains antibiotiques étant par la suite sans effet en raison de leur mauvaise utilisation ou à leur surutilisation.

La résistance de ces IST aux antibiotiques a rapidement augmenté ces dernières années et réduit les possibilités de traitement, déplore l'OMS.

De ces trois infections, la gonorrhée est la plus résistante aux antibiotiques.

Si ces IST ne sont pas diagnostiquées ni traitées à temps, elles peuvent entraîner de graves complications et des séquelles à long terme pour les femmes, telles que des grossesses extra-utérines et des fausses couches.

Ces trois infections peuvent également multiplier par 2 ou 3 le risque de contracter le VIH.

Avec AFP

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