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L'OMS met en garde contre des épidémies de méningite en Afrique en 2016


L'ex-première dame du Burkina Faso, Chantal Compaoré, aidant à vacciner un enfant contre la méningite en décembre 2010.

L'ex-première dame du Burkina Faso, Chantal Compaoré, aidant à vacciner un enfant contre la méningite en décembre 2010.

Le Niger et le Nigeria, déjà durement frappés par cette maladie, sont particulièrement concernés. Selon l'OMS, la "ceinture de la méningite" s'étend du Sénégal en Afrique de l'Ouest jusqu'à l'Éthiopie en Afrique de l'Est.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) met en garde contre les risques de nouvelles épidémies de méningite en 2016 en Afrique, particulièrement au Niger et au Nigeria.

"Tous les pays africains de la 'ceinture' sont à risques (d'épidémies) et doivent renforcer leur préparation pour 2016", a averti Assimawé Pana, le représentant de l'OMS au Niger, devant des experts de 17 pays africains réunis depuis mercredi à Niamey.

Selon l'OMS, la "ceinture de la méningite" s'étend du Sénégal en Afrique de l'Ouest jusqu'à l'Éthiopie en Afrique de l'Est. Plus de 500 millions de personnes vivant dans cette zone sont des sujets à risques en 2016, indique l'agence onusienne.

Mais "le risque est jugé plus important pour des zones comme le Niger et le Nigeria", qui ont été durement touchés en 2015 et qui "abritent des populations partiellement vaccinées", a précisé Assimawé Pana.

Le point sur les vaccins

La réunion des experts, qui doit durer trois jours, permettra aux pays concernés "de se préparer aux épidémies futures" et de faire le point de la disponibilité des vaccins, a expliqué M. Pana.

Au Niger, une épidémie de méningite a fait 573 morts sur plus de 8 500 cas entre janvier et juin 2015, selon les autorités sanitaires. Au Nigeria voisin, quelque 5 221 cas de méningite avec 557 décès ont été également notifiés dans la même période.

Une grave pénurie de vaccins avait particulièrement contribué à la propagation de cette maladie très contagieuse qui se manifeste par une montée brutale de température, de violents maux de tête, des vomissements et une raideur du cou.

Déjà, le Groupe international pour l'approvisionnement en vaccin anti-méningococcique (ICG), dont fait partie l'OMS, a annoncé avoir demandé aux fabricants de vaccins "d'augmenter de 5 millions de doses" leur production contre la "méningite C", la souche à l'origine des récentes épidémies.

Avec AFP

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