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Oman annonce avoir évacué trois Américains portés disparus au Yémen


Rencontre entre John Kerry et le sultan d'Oman Qaboos bin Said at Bait Al Baraka, le 21 mai 2013. (Reuters)

Rencontre entre John Kerry et le sultan d'Oman Qaboos bin Said at Bait Al Baraka, le 21 mai 2013. (Reuters)

Cette évacuation fait suite à une demande d'aide des Etats-Unis. Selon un responsable de la sécurité, les Américains étaient détenus pour "espionnage", certains d'entre eux depuis au moins cinq mois.

L'armée de l'air omanaise a évacué à Mascate trois Américains du Yémen, pays ravagé par la guerre, à la suite d'une demande d'aide des Etats-Unis, ont annoncé jeudi les autorités du sultanat d'Oman.

"En réponse à une demande du gouvernement américain pour retrouver trois Américains au Yémen, les autorités omanaises ont, en coordination avec celles du Yémen, retrouvé" les trois ressortissants, a indiqué un communiqué des Affaires étrangères cité par l'agence officielle ONA.

Ils ont "été évacués mercredi soir de Sanaa à Mascate à bord d'un avion de l'armée de l'air omanaise" et devraient rentrer dans leur pays, a ajouté le ministère omanais.

Un responsable des services de sécurité, interrogé par l'AFP, a indiqué que les Américains étaient "détenus pour espionnage par les services de renseignement" des rebelles chiites Houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa.

Certains d'entre eux étaient en détention depuis "au moins cinq mois", a ajouté ce responsable qui a requis l'anonymat.

Bonnes relations avec les rebelles Houthis

Le sultanat d'Oman est l'unique monarchie du Golfe à avoir entretenu de bonnes relations avec les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran.

En septembre, ces rebelles avaient libéré deux Américains, trois Saoudiens et un Britannique qu'ils détenaient, à la suite d'une médiation d'Oman.

La Maison blanche avait alors confirmé la libération des deux Américains et remercié Oman pour ses efforts.

"Ce dénouement démontre que nous avons et continuerons toujours à chercher sans répit à obtenir la libération de tous les Américains détenus à l'étranger injustement, y compris ceux qui restent dans cette région", avait alors déclaré Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

Plus récemment, le 11 novembre, le département d'Etat a annoncé le décès, pour des raisons inconnues, d'un contractuel américain travaillant au Yémen, qui était retenu par les Houthis depuis son enlèvement, avec une autre personne, le 20 octobre à l'aéroport de Sanaa.

Le défunt, identifié comme John Hamen, et un autre contractuel, lui aussi très probablement américain, travaillaient pour une société sous-traitante de l'ONU -- mais sans contrat direct avec les Nations unies -- qui gérait des locaux dans la capitale yéménite Sanaa où a l'habitude de séjourner du personnel onusien.

Les Nations unies et les Etats-Unis avaient alors indiqué que le second contractuel était toujours en détention, très probablement aux mains des rebelles houthis.

Une coalition arabe, conduite par l'Arabie saoudite, mène depuis fin mars au Yémen une campagne militaire -- aérienne, puis terrestre -- pour soutenir le président Abd Rabbo Mansour Hadi. Ce dernier a toutefois été contraint de fuir le pays devant l'avancée des rebelles chiites Houthis.

Avec AFP

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