Liens d'accessibilité

Syrie: offensive médiatique du président Obama


L'opinion américaine est en grande partie défavorable à une attaque militaire américaine contre la Syrie

L'administration Obama poursuit une campagne médiatique visant à convaincre les Américains de la nécessité d'une action militaire en Syrie, suite aux attaques à l’arme chimique du 21 août dernier.

Deux jours avant le discours à la nation du président Barack Obama sur l'utilisation de la force contre Bachar al-Assad, les responsables de l’administration étaient très présents sur les ondes, dimanche, pour expliquer et défendre la position du leader américain.

Denis McDonough interviewé par Bob Schieffer sur CBS (8 septembre 2013)

Denis McDonough interviewé par Bob Schieffer sur CBS (8 septembre 2013)

Le secrétaire général de la Maison Blanche Denis McDonough a livré le même message sur plusieurs chaînes de télévision américaines, y compris Fox News.

"Assad a utilisé des armes chimiques contre son peuple. Donc, la question qui se pose maintenant pour le Congrès est celle-ci: Y a-t-il des conséquences pour un dictateur qui aurait utilisé ces armes pour tuer des centaines d'enfants? "

Le président Obama a plaidé, samedi, en faveur d’une opération militaire américaine limitée, dans son allocution hebdomadaire, et le fera encore dans plusieurs entretiens prévus sur les grands réseaux de télévision, ce lundi. Le plus grand effort de lobbying de l'administration à ce jour sur une question internationale culmine avec un message télévisé du président en direct de la Maison Blanche.

Apparaissant au programme « Face the Nation » sur CBS, le député républicain Mike Rogers a dit que, selon lui, l’administration a très mal expliqué au peuple américain ce qui constitue l’intérêt national des États-Unis dans n'importe quel niveau d'engagement dans un endroit comme la Syrie. C'est un vrai gâchis jusqu'à ce point."

Mike Rogers, député républicain du Michigan (archives)

Mike Rogers, député républicain du Michigan (archives)



Les sondages montrent que la majorité des Américains sont opposés a des frappes militaires américaines en Syrie, et seule une infime fraction des législateurs à la Chambre basse, sous contrôle républicain, soutient ouvertement le recours à la force.

Pour l'instant, il n'est pas certain qu’une résolution autorisant des frappes militaires sera adoptée par les deux chambres du Congrès, ou quelles seraient les conséquences d’un vote négatif.

Le président Barack Obama tentera de persuader le public de la nécessité d'envoyer ce que le secrétaire d'Etat John Kerry a appelé "un message clair" à Bachar al-Assad. M. Obama a des entretiens programmés sur six chaînes de télévision, lundi, y compris les trois principaux réseaux de diffusion, ABC, CBS et NBC.

XS
SM
MD
LG