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Offensive contre les derniers bastions des jihadistes à Benghazi

  • VOA Afrique

Des membres des forces libyennes à Tripoli, Libye, le 15 mars 2017.

Les forces des autorités libyennes parallèles, sous le commandement du maréchal controversé Khalifa Haftar, ont annoncé lundi une offensive contre les derniers bastions des jihadistes à Benghazi, la deuxième ville du pays.

L'Armée nationale libyenne (ANL) a avancé dans le quartier central d'al-Sabri et la zone de Soug al-Hout, mitoyenne au port de Benghazi, où sont cernés les groupes jihadistes, a indiqué Riadh Chehibi, un officier.

Il a précisé que ces forces avaient repris certaines positions, faisant état d'un "effondrement de l'ennemi". "Aucune victime n'est à déplorer dans nos rangs", a-t-il ajouté.

Des vidéos et des photos publiées sur les réseaux sociaux montrent des colonnes de chars, des véhicules blindés et des ambulances se dirigeant vers ces quartiers.

De nombreux jihadistes s'étaient réfugiés à al-Sabri et Soug al-Hout après avoir été chassés en mars de l'ouest de la ville.

En avril, les autorités militaires à Benghazi ont demandé aux civils habitant à proximité de ces secteurs de quitter leurs domiciles pour éviter d'être pris entre deux feux.

Depuis le printemps 2014, l'ANL livre une guerre sans relâche contre des groupes jihadistes parmi lesquels figurent le Conseil de la Choura des révolutionnaires de Benghazi, une coalition de milices islamistes dont fait partie notamment des membres présumés de l'organisation Etat islmaique (EI) et d'Ansar Asharia, un groupe proche d'Al-Qaïda.

Bête noire des islamistes, Khalifa Haftar a réussi à reconquérir une grande partie de Benghazi, située à 1.000 km à l'est de Tripoli. Ce berceau de la révolution libyenne est tombée aux mains de jihadistes en 2014.

Par ailleurs, une vidéo circulant lundi sur les réseaux sociaux a montré un officier des forces pro-Haftar exécutant à bout portant un homme présenté comme un membre présumé de l'EI de nationalité algérienne. Il tire dans la tête du prisonnier qui était à genoux, mains sur la tête.

En mars, l'organisation Human Rights Watch (HRW) avait évoqué de graves violations des droits de l'Homme et des "crimes de guerre" commis à Benghazi par les forces sous le commandement du maréchal Haftar.

Après plusieurs démentis de la part du commandement de l'ANL, un haut responsable des forces spéciales à Benghazi, Wanis Boukhamada, avait dénoncé les exactions et promis de poursuivre et de punir les responsables.

Avec AFP

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