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A l’occasion du « Labor Day », Obama veut redonner priorité à l’économie


Le président a annoncé vendredi qu’il va se consacrer aux problèmes économiques du pays, et surtout au chômage, reparti en légère hausse vendredi à 9,6%, selon les dernières statistiques du département du Travail.

Le président Barack Obama a annoncé vendredi qu’il va se consacrer aux problèmes économiques du pays, et surtout au chômage, reparti en légère hausse vendredi à 9,6%, selon les dernières statistiques du département du Travail.

A l’occasion du « Labor Day », fête nationale du travail aux États-Unis, force est de constater que les syndicats américains, tout puissants dans les années 1950 ou 1960, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, ont perdu leur lustre. Au début des années 1950, un tiers des Américains étaient syndiqués. Mais depuis les années 1970 ils sont de moins en moins nombreux à l’être.

Le premier choc pétrolier s’était accompagné d’une flambée du chômage, et un nombre croissant d’Américains ont accepté des emplois moins bien rémunérés, et surtout pas syndiqués. Avec le début de la mondialisation, les travailleurs ont du mettre un bémol à leurs demandes, sous peine de voir leurs emplois déménager à l’étranger ou le patronat se tourner vers des immigrants moins pointilleux.

Et puis, des mouvements de population se sont opérés à l’intérieur du pays, les Américains s’installant davantage dans le Sud des États-Unis où les syndicats étaient moins puissants.

Aujourd’hui, les syndicats ont redécouvert une vérité qu’ils avaient déjà apprise il y a un siècle : que les immigrants sont prêts à se syndiquer pour se protéger, et ils recrutent activement au sein de ces communautés.

« Les syndicats ont conclu que les travailleurs étrangers aux salaires bas sont devenus une source réelle de vitalité dans le mouvement travailliste à travers le monde entier parce qu'ils veulent se syndiquer, » pour améliorer leur sort explique Janice Fine de l’université Rutgers.

Il faut dire qu’au cours des 30 dernières années, les États-Unis ont accueilli des dizaines de millions d’immigrants.

Néanmoins, l’avenir des syndicats américains reste incertain. En 2010, on recensait nettement plus de syndicats au sein du secteur public que du secteur privé. Mais les fonctionnaires sont dénoncés par les conservateurs américains qui les accusent de toucher des salaires gras et bénéfices généreux comparés à ceux du secteur privé. A noter que la professeure Janice Fine s’inscrit en faux. Les études ont montré que le secteur public est bien moins payé que le secteur privé, dit-elle.

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