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Obama fait toujours pression en faveur de la réforme du système financier


Le président Barack Obama souhaite l'adoption de la réforme du système financier

Le président Barack Obama souhaite l'adoption de la réforme du système financier

Le président Barack Obama a exhorté le Sénat à adopter sans tarder le projet de réforme de la régulation financière pour assurer l'avenir économique des États-Unis.

Le président Barack Obama a exhorté le Sénat à adopter sans tarder le projet de réforme de la régulation financière pour assurer, a-t-il souligné, l'avenir économique des États-Unis. Ce projet, a fait valoir le président, vise à protéger les consommateurs contre les pires abus du secteur financier.

« Le projet de réforme de Wall Street actuellement au Congrès représente les protections financières les plus fortes du consommateur dans l’histoire » a dit M. Obama.

Il prévoit la mise en place d'un mécanisme de surveillance des risques dans le système financier, la création d'un processus de liquidation des grandes institutions financières en faillite et l'élaboration de nouvelles règles pour les complexes produits financiers accusés d'avoir précipité la crise économique en 2008. Par ailleurs, le texte prévoit la création d'une agence de protection du consommateur.

« Avec la réforme, nous rendrons notre système financier plus transparent en faisant la lumière sur les combines complexes réalisées en coulisses, qui ont contribué au déclenchement de cette crise », a ajouté le président Obama. La réforme empêcherait les banques de prendre des risques inconsidérés qui pourraient entrainer des dépôts de bilan et menacer l’économie, a rappelé le chef de l’exécutif.

La Chambre des représentants a déjà voté une loi en décembre, mais on attend maintenant le bon vouloir du Sénat, où le débat reste âpre.

Tout en reconnaissant la nécessité d'une réforme, les républicains s'efforcent d'atténuer certaines propositions démocrates qu'ils tiennent pour des ingérences gouvernementales dans le secteur privé. Et ils accusent le président Obama de rester sourds à leurs avertissements. On écoute à ce sujet le député Chris Lee de l’État de New York.

« Le président Obama nous a rendu visite cette semaine et c'était mon espoir qu'il écouterait, écouterait vraiment, ce que les gens disent. Je suis au Congrès depuis 16 mois, mais il ne faut pas aussi longtemps pour découvrir que Washington parle plus qu’il n’écoute » a déploré M. Lee.

Pour leur part, les ministres des Finances de l'Union européenne (UE) se sont mis d’accord cette semaine sur un projet de régulation des fonds spéculatifs. Le texte visant à mieux encadrer non seulement les « fonds de couverture », les « hedge funds », mais aussi ceux de capital-risque ou d'investissement. Et ce, malgré les réticences des Britanniques qui ont longtemps bloqué ce dossier pour protéger Londres, cette place boursière abrite quelque 70% des fonds spéculatifs européens. Ces fonds peu transparents gèrent environ 2.000 milliards d'euros à travers le monde. Ils sont accusés d'encourager la spéculation par des prises de risque trop importantes, et ce en vue d’obtenir les rendements les plus élevés possibles.

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