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Barack Obama : "Toutes les parties doivent respecter l’accord de cessez-le-feu en Syrie"


Vladimir Poutine et Barack Obama lors d'une rencontre à l'ONU, en septembre 2015

Vladimir Poutine et Barack Obama lors d'une rencontre à l'ONU, en septembre 2015

Le président des Etats-Unis s'est entretenu lundi avec son homologue russe Vladimir Poutine pour évoquer cette trêve qui doit entrer en vigueur le 27 février 2016

Tout de suite après l’annonce du cessez-le-feu (qui doit intervenir samedi minuit, heure de Damas), Washington et Moscou ont insisté sur la responsabilité de tous les protagonistes dans sa mise en œuvre.

A la demande du président Vladimir Poutine, souligne la Maison Blanche, le chef de l’Exécutif américain a eu un entretien avec le dirigeant russe ce lundi 22 février, où il a notamment mis l’accent sur la nécessité du respect de l'accord par toutes les parties pour "soulager les souffrances du peuple syrien" et "se concentrer" sur le combat contre le groupe Etat islamique. Il convient de noter que malgré la trêve les opérations militaires de la coalition menée par les Etats-Unis, celles des forces armées syriennes et celles de la Russie se poursuivront également contre le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

Les Etats-Unis et la Russie, qui co-président le Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG) comprenant 17 pays membres, ont fait part de la conclusion de l'accord dans un communiqué commun lundi. Les parties au conflit syrien ayant indiqué qu'elles respecteraient les termes de l'accord ont jusqu'à vendredi 10H00 GMT pour faire part, aux Etats-Unis ou à la Russie, de leur adhésion à ce document, indique l’AFP.

Scène d'une explosion à Homs revendiquée par Daech (21 fév. 2016)

Scène d'une explosion à Homs revendiquée par Daech (21 fév. 2016)

Il s’agira, ensuite, d’assurer un contrôle effectif au niveau des parties en conflit pour que cessent vraiment les hostilités sur le terrain. A ce niveau, le président russe a annoncé que les deux puissances sont prêtes à mettre en place un mécanisme effectif de contrôle" du respect de l'accord de cessez-le-feu". Vladimir Poutine a aussi précisé qu'une "ligne directe de communication sera créée ainsi que, si nécessaire, un groupe de travail pour échanger des informations".

Quant au respect de l’accord, M. Poutine a promis que son pays "fera le nécessaire" pour que Damas observe le cessez-le-feu. Il dit espérer que les Etats-Unis "feront la même chose" avec les groupes rebelles syriens.

"Nous ferons le nécessaire avec Damas, avec les autorités légitimes syriennes. Nous comptons sur les Etats-Unis pour faire la même chose avec leurs alliés et les groupes qu'ils soutiennent", a affirmé Vladimir Poutine lors d'une allocution télévisée ayant suivi l’entretien téléphonique avec son homologue américain.

Les premières réactions à ces déclarations sont positives. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué "un signal d'espoir tant attendu pour la population syrienne" en proie à un conflit extrêmement complexe, qui a fait plus de 260.000 morts depuis mars 2011, poussé des millions de personnes à l'exil et entraîné le morcellement du pays.

A Londres, un communiqué du ministre des Affaires étrangères britannique, Philip Hammond, fait remarquer que « s'il est mis en œuvre pleinement et loyalement, cet accord constituera une étape importante pour faire baisser le terrible niveau de violence et contribuer à œuvrer pour un règlement politique" du conflit syrien. Toutefois, relève le Foreign Office, l'accord de cessez-le-feu en Syrie annoncé par Moscou et Washington ne pourra être couronné de succès que si la Russie et le régime de Damas changent considérablement leur attitude sur le terrain.

Le secrétaire au Foreign Office Philip Hammond (archives)

Le secrétaire au Foreign Office Philip Hammond (archives)

"La Russie, en particulier, doit respecter cet accord en cessant ses attaques contre les civils syriens et les groupes d'opposition modérés et en usant de son influence pour faire en sorte que le régime syrien fasse de même", a dit Philip Hammond.

La proposition d’une trêve en Syrie intervient près de trois semaines après l'échec de négociations de paix intersyriennes à Genève. L’opposition avait, alors, accusé la Russie et le régime de Bachar al-Assad de mauvaise foi à cause du bombardement continu des positions tenues par l’opposition, y compris les populations civiles.

Avec AFP

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