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Discours sur l'état de l'Union : l'Amérique est sur la bonne voie


Le groupe Etat islamique sera vaincu, a dit aussi Barack Obama mardi soir.


Le président Obama a prononcé mardi soir devant les deux chambres réunies du Congrès son discours sur l’état de l’Union. Il a demandé aux législateurs d’adopter une résolution sur le recours à la force contre le groupe Etat islamique, pour montrer au monde que l’Amérique est « unie dans cette mission ».

En Irak et en Syrie, le leadership de l’Amérique - y compris sa puissance militaire – est en train de stopper la progression de l’Etat islamique, a assuré M. Obama.

Pour le président, plutôt que de se laisser entraîner dans une nouvelle guerre au sol au Moyen Orient, les Etats-Unis dirigent une large coalition, qui inclut des nations arabes, pour affaiblir et en fin de compte détruire ce groupe terroriste. Ils appuient également une opposition modérée en Syrie qui peut aider dans cet effort, et ils assistent tous les peuples qui tiennent tête à cette idéologie en faillite de l’extrémisme violent. Barack Obama a souligné que cela prendra du temps, qu’il faudra se concentrer sur cet effort, mais que « nous réussirons ».

Pas de sanctuaires terroristes en Afrique du nord

Le président Obama a souligné la solidarité des Etats-Unis avec les peuples qui, à travers le monde, sont ciblés par les terroristes – d’une école au Pakistan aux rues de Paris.

Il a assuré que les Etats-Unis continueront de pourchasser les terroristes et de démanteler leurs réseaux, et qu'ils se réservent le droit d’agir unilatéralement, comme ils l’ont fait sans relâche depuis qu’il est arrivé au pouvoir, pour éliminer les terroristes qui posent une menace directe à l’Amérique et à ses alliés.

M. Obama a, de nouveau, expliqué sa stratégie à l’étranger : plutôt que d’envoyer de grands nombres de troupes sur le terrain, il a choisi le partenariat avec les nations concernées – de l'Asie du sud à l’Afrique du nord – pour empêcher les terroristes qui menacent les Etats-Unis d’avoir des sanctuaires.

La lutte contre l’épidémie d’Ebola

Concernant l’Afrique de l’ouest où sévit l’épidémie d’Ebola, le président a noté que des troupes, des scientifiques, médecins, infirmiers et agents de santé américains aident à enrayer l’épidémie – sauvant un grand nombre de vies et arrêtant la propagation de la maladie.

Barack Obama a exprimé toute sa fierté face aux actions de ses concitoyens sur le terrain et il a remercié le Congrès pour son soutien bipartisan à leurs efforts. Il a averti qu’il reste encore beaucoup à faire, ajoutant que le monde a besoin de tirer les leçons de cette crise pour construire des systèmes internationaux plus efficaces pour empêcher la propagation de futures endémies, investir dans le développement intelligent et éradiquer la pauvreté extrême.

Cuba, nucléaire iranien, antisémitisme et stéréotypes offensants pour les musulmans

Le président est revenu sur la reprise des relations avec Cuba et la fermeture éventuelle de la prison de Guantanamo. Il a averti – concernant le nucléaire iranien – qu’il userait de son véto pour bloquer toutes nouvelles sanctions du Congrès, afin de pouvoir donner encore une chance aux négociations actuelles avec Téhéran.

Allusion à l'actualité récente,Barack Obama a déploré l’antisémitisme, qui a « refait surface dans certaines parties du monde» et il a simultanément rejeté les « stéréotypes offensants pour les musulmans, dont la vaste majorité appuie notre engagement en faveur de la paix».

C’est pourquoi, a souligné M. Obama, l’Amérique défend la liberté d’expression, et la cause des prisonniers politiques ; condamne la persécution des femmes, des minorités religieuses ainsi que des homosexuels, bisexuels et transexuels.

Défense de la classe moyenne

Bien entendu, la politique intérieure – compte tenu de l’échéance présidentielle de 2016 pour les démocrates – a été au centre du discours sur l’état de l’Union.

Comme prévu, le président Obama a mis l’accent sur ses priorités pour la classe moyenne pendant les deux dernières années de sa présidence. Notant les progrès réalisés depuis son arrivée à la Maison Blanche en 2009, il a souligné les indicateurs économiques favorables qui prévalent en ce moment de même que ce qui a été accompli sur le plan international depuis le début du 21ème siècle.

M. Obama a déclaré qu’après la percée connue par l’Amérique, l’économie est en croissance et crée des emplois au rythme le plus rapide depuis 1999. Le chômage est à son taux le plus bas depuis la crise financière. Il y a davantage de diplômés, et aussi d’Américains avec une assurance-maladie. Et sur le plan énergétique, l’Amérique n’a jamais été aussi libérée du pétrole étranger depuis presque 30 ans.

Quinze dernières années : deux longues guerres et une dure récession

M. Obama a fait remarquer que le 21ème siècle a commencé avec les attaques terroristes de septembre 2001 aux Etats-Unis,qui ont amené une nouvelle génération à se battre dans deux guerres qui ont été longues et coûteuses ; quinze années qui ont vu une dure récession se répandre en Amérique et à travers le monde. Il a reconnu que ce n’est pas encore le bout du tunnel pour beaucoup.

Le président a dit clairement son intention de proposer une série de mesures sur les plans fiscal, salarial et éducationnel, en particulier, pour assurer une plus grande prospérité à la classe moyenne. Mais les analystes doutent que le Congrès, dominé par ses adversaires républicains, les accepte.

Barack Obama a également mentionné la lutte contre le cyber-terrorisme. Il a promis de tout faire pour protéger la vie privée des Américains sur la toile et aussi les secrets informatiques des entreprises américaines.

Réponse des républicains

Joni Ernst, sénatrice de l’Iowa, a déclaré que le Congrès, maintenant contrôlé par son parti, mettra un nouvel accent sur les préoccupations des Américains, en prenant des initiatives axées sur la création d'emplois et l’abrogation de l’Obamacare, le programme d’assurance-maladie du président.

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