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Etats-Unis : Barack Obama a présenté sa stratégie de réduction de la dette nationale


Le président Obama à l'université George Washington

Le président Obama à l'université George Washington

« Pour relever notre défi budgétaire, il faut procéder à des réformes. Nous devons tous faire des sacrifices. Mais nul n’est besoin de sacrifier l’idée que nous nous faisons de l’Amérique. Aussi longtemps que je suis président, nous ne le ferons pas », a dit Barack Obama.

En réponse au projet de l’opposition républicaine d’assainissement du budget, le président Barack Obama a présenté hier son plan de réduction de la dette de l'État qui s’élève à 14 000 milliards de dollars.

S’exprimant mercredi à l’université George Washington de la capitale fédérale, Barack Obama a annoncé un plan visant à réduire cette dette de 4 000 milliards de dollars sur douze ans.

Le président Obama écoutant le président de la Chambre, le républicain John Boehner, lors d'une réunion à la Maison-Blanche

Le président Obama écoutant le président de la Chambre, le républicain John Boehner, lors d'une réunion à la Maison-Blanche

« Toutes les dépenses sont sur la table » a-t-il déclaré, en précisant qu’il compte protéger la classe moyenne, les personnes âgées et les investissements pour l’avenir. Pour parvenir à ses fins, le président propose de diminuer les dépenses de l’Etat, d’augmenter les impôts des couches les plus aisées de la société, tout en réduisant le Medicare, la couverture médicale pour le troisième âge.

« Pour relever notre défi budgétaire, il faut procéder à des réformes. Nous devons tous faire des sacrifices. Mais nul n’est besoin de sacrifier l’idée que nous nous faisons de l’Amérique. Aussi longtemps que je suis président, nous ne le ferons pas », a dit Barack Obama.

Le débat sur le budget 2012 est lancé au Congrès

Le débat sur le budget 2012 est lancé au Congrès

De leur coté, les républicains proposent de réduire la dette de 5 000 milliards sur dix ans, mais en diminuant davantage les dépenses. Quant au programme de Medicare, il serait considérablement altéré pour forcer les particuliers à assumer une plus grand part de leurs frais de soins de santé au fur et à mesure qu’ils vieillissent. Par ailleurs, le plan préserverait l’allègement de la fiscalité adopté sous l’administration Bush.

« Nous ne pouvons pas imposer ceux-là mêmes qui - nous l’attendons d’eux - doivent réinvestir dans l’économie et créer des emplois. Le problème est que Washington dépense trop, et non qu’il ne dispose pas de revenus suffisants », a déclaré en substance le président de la Chambre, le député républicain John Boehner de l’Ohio.

Le leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid (à gauche), et le président de la Chambre des représentants, John Boehner, au sortir d'une réunion à la Maison-Blanche

Le leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid (à gauche), et le président de la Chambre des représentants, John Boehner, au sortir d'une réunion à la Maison-Blanche

Quelques jours après avoir évité la mise à pied de la Fonction publique convenant enfin d’un projet de budget 2011, à moins de six mois de la fin de l’année fiscale, la bataille entre les deux principaux partis politiques concernant le projet de loi de finance 2012 est donc lancée.

Selon le dernier sondage réalisé par le quotidien USA Today et la firme Gallup, plus de 60% des Américains sont contre la modification en profondeur du programme Medicare. Ils sont également en grande majorité satisfaits du compromis entre les deux principaux partis sur la loi de finance 2011, mais restent aux antipodes concernant les réductions budgétaires à adopter à l’avenir.

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