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Etats-Unis : accord sur le relèvement du plafond de la dette nationale


Le leader de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, s'apprêtant à annoncer l'accord

Le leader de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, s'apprêtant à annoncer l'accord

Présentant dimanche soir les grandes lignes de l’accord à la Maison-Blanche, le président Obama a précisé que le texte doit encore être voté au Sénat et à la Chambre des représentants.

Le président Barack Obama et les dirigeants du Congrès américain ont annoncé, dimanche soir, un accord sur le déficit budgétaire, avec une réduction initiale de 1000 milliards de dollars, et de plus de 2.000 milliards sur dix ans, et lerelèvement du plafond de la dette avant la date-butoir du 2 août, c'est-à-dire mardi.

Présentant dimanche soir les grandes lignes de l’accord à la Maison-Blanche, le président Obama a précisé que le texte doit encore être voté au Sénat et à la Chambre des représentants.

Harry Reid, leader de la majorité démocrate au Sénat

Harry Reid, leader de la majorité démocrate au Sénat

Le président américain, qui a rappelé combien il a été difficile de parvenir à cet accord, a dit que ce n’est pas celui qu’il préférait. Il a présenté un aspect important de ce plan, à savoir, la création d’une commission bipartisane qui devra faire des recommandations sur les réductions supplémentaires des dépenses devant être votées au Congrès.

« A ce niveau, tout sera sur la table. Pour nous rendre tous responsables vis à vis de ces réformes, les coupes drastiques que les deux parties estimeraient contestables entreraient aussitôt en vigueur, si nous n’agissons pas », a dit le chef de l'exécutif américain..

La commission doit avoir achevé ses travaux d'ici à novembre. Ses conclusions devront alors être votées par le Congrès dans un délai d'un mois.

La solution finale au problème du déficit doit être équilibrée, a dit M. Obama, ajoutant que les Américains les plus riches devraient renoncer aux déductions et abattements fiscaux. Selon le président Obama, des ajustements mineurs seront nécessaires pour certains programmes gouvernementaux tels que Medicare, afin de permettre leur stabilité. Une position qu’il a maintenue tout au long des négociations sur la dette et le déficit.

Si la commission ne parvient pas à identifier au moins 1200 milliards d'économies supplémentaires, ou si le Congrès rejette ses conclusions, un mécanisme de réductions automatiques des dépenses d'un montant équivalent entrerait en œuvre à partir de 2013.

Ces réductions concerneraient à parts égales les programmes civils et militaires. La Sécurité sociale, Medicaid, la masse salariale des employés fédéraux et les allocations aux anciens combattants et aux indigents seraient épargnés.

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