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Etats-Unis : Barack Obama et David Cameron assurent être sur la même longueur d’onde


Le président Obama et le Premier ministre Cameron à la Maison-Blanche

Le président Obama et le Premier ministre Cameron à la Maison-Blanche

M. Cameron a souhaité le départ des troupes britanniques d’Afghanistan au plus tard en 2015. Rappelons que M. Obama a, de son côté, fixé à juillet 2011 le début du retrait des unités américaines, tout en soulignant que le processus serait graduel. Le président américain s’est dit sur la même longueur d’onde que M. Cameron.

La toute première visite officielle du Premier ministre Britannique David Cameron à Washington intervient sur fonds de controverse entre Washington et Londres suite à la marée noire et à l’affaire du Libyen Megrahi.

Au terme de ses entretiens, mardi, à la Maison-Blanche avec Barack Obama, le chef du gouvernement britannique est tombé d’accord avec le président américain pour critiquer la remise en liberté par les autorités écossaises d’Abdelbaset al-Megrahi.

Le Libyen Megrahi reçu par le leader libyen Muammar Kadhafi

Le Libyen Megrahi reçu par le leader libyen Muammar Kadhafi

Ce Libyen est l’unique personne condamnée en 2001 pour l'attentat contre un avion américain au-dessus de Lockerbie en 1988, mais libéré pour des raisons humanitaires en août dernier. A l’époque, ses médecins affirmaient qu’il était rongé par un cancer et n’avait plus que quelques mois à vivre, alors qu’un an après son retour triomphal en Libye, il est toujours vivant.

M. Obama a dit qu’il aimerait bien savoir pourquoi les autorités écossaises ont pris cette décision qu’il a qualifié de « mauvaise ». Il estime que ce n’était pas ainsi qu’on devait traiter les terroristes, et que cette décision faisait fi de « l’incroyable souffrance » éprouvée par les familles des 270 victimes de l’attentat à la bombe au dessus de Lockerbie.

Des insurgés taliban en Afghanistan

Des insurgés taliban en Afghanistan

« C’était une décision prise par l’exécutif écossais, et totalement erronée et mal avisée à mon avis. Et je ne pense pas qu’on ait besoin d’une autre enquête pour apprendre que c’est ce qui s’est passé », a renchéri le Premier ministre britannique, qualifiant le Libyen de tueur inhumain et de meurtrier de masse.

Egalement au menu des pourparlers : l’économie mondiale, l’Iran, le conflit israélo-palestinien et l’Afghanistan. A ce sujet, M. Cameron a souhaité le départ des troupes britanniques d’Afghanistan au plus tard en 2015. Rappelons que M. Obama a, de son côté, fixé à juillet 2011 le début du retrait des unités américaines, tout en soulignant que le processus serait graduel. Le président américain s’est dit sur la même longueur d’onde que M. Cameron.

« Nous avons la bonne stratégie. Nous allons briser l’élan des Taliban. Nous allons renforcer la capacité des Afghans pour qu’ils puisent devenir responsables de leur avenir. Et nous allons approfondir la coopération régionale, y compris avec le Pakistan », a dit M. Obama.

Mercredi, le Premier ministre britannique doit rencontrer quatre sénateurs américains qui accusent le géant pétrolier BP, basé en Grande-Bretagne, d’avoir fait pression sur l’Ecosse pour libérer al-Megrahi, et ce afin de s’assurer un contrat de 900 millions de dollars avec la Libye pour un forage en mer. Des allégations démenties par la société.

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