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Etats-Unis - Budget: Obama et Boehner se renvoient la balle


Dû à l'absence de décision par le Congrès, des coupes arbitraires de l’ordre de 85 milliards de dollars entrent en vigueur vendredi à minuit.

Lors d’une conférence de presse, vendredi, qui a fait suite à une rencontre symbolique de dernière minute entre M. Obama et les dirigeants démocrates et républicains au Congrès, le chef de l’État américain a qualifié d’inexcusable l’inaction des législateurs pour empêcher les réductions massives prévues depuis 2011 et qui maintenant semblent inévitables.

M. Obama a dit qu’il "ne peut pas forcer le Congrès à faire ce qui est bien. Le peuple américain peut avoir la capacité de le faire. Et en l’absence d’une décision par le président de la Chambre basse et d’autres en vue de placer les intérêts des familles de la classe moyenne au-dessus des impératifs politiques qu’il puisse avoir maintenant, ces coupures entreront en vigueur. Je suis un optimiste ; j’espère qu’il prendra la bonne décision."

Sans admettre avoir épuisé tout son pouvoir de persuasion auprès du Congrès, le président a pris acte de l’impasse qui persiste entre la Maison blanche et les leaders républicains, et qui va résulter en ce qu’il appelle des coupes sombres et arbitraires de l’ordre de 85 milliards de dollars durant le reste de cette année fiscale. M. Obama a néanmoins déclaré :

«Nous allons sortir de cette mauvaise situation. Ce n’est pas l’apocalypse comme certains l’ont dit ; c’est tout simplement stupide. Ca va faire mal. Ces coupures auront un impact non seulement sur des individus mais sur notre économie en général. »

John Boehner (photo du 28 fév. 2013)

John Boehner (photo du 28 fév. 2013)


Après la rencontre de vendredi matin avec le président Obama, le président de la Chambre des Représentants, le républicain John Boehner, a déclaré qu’il n’avait rien de nouveau à annoncer quant aux efforts visant à éviter les réductions arbitraires entrant en vigueur ce soir.

Le nœud gordien entre la Maison blanche et le Capitole reste l’intransigeance des républicains a ne pas augmenter les impôts, ce qui est nécessaire, d’après Barack Obama pour mieux faire face à la question du budget.

Une note d’espoir, cependant: les deux camps se disent prêts à adopter une législation temporaire appelée ici « résolution continue » pour financer le gouvernement pour le reste de l'exercice 2013. Wall Street a pris note…et la bourse était en hausse à la mi-journée.

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