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Des dizaines de villageois tués par des éleveurs peuls dans le centre du Nigeria


Des gens font la queue pendant des heures pour acheter du carburant à la station d’essence de Mega NNPC à Makurdi, dans l’Etat de Benue, au Nigeria

Des gens font la queue pendant des heures pour acheter du carburant à la station d’essence de Mega NNPC à Makurdi, dans l’Etat de Benue, au Nigeria

Selon les autorités locales, des éleveurs peuls ont perpétré ces deux dernières semaines des attaques sur des villages du centre du Nigeria, dans l'Etat de Benue, où ils ont tué des dizaines d’habitants.

Ces villages sont le théâtre de conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs de bétail d'ethnies différentes, ont indiqué lundi les autorités locales.

"L'étendue des massacres est immense. Des dizaines de personnes ont été tuées depuis deux semaines par des éleveurs peuls dans au moins dix communautés de l'Etat", a affirmé à l'AFP Tahev Agerzua, porte-parole du gouvernement régional.

Le porte-parole de la police de l'Etat de Benue, Moses Yamu, a confirmé les tueries mais assuré que la situation était revenue à la normale.

"Ce n'est pas nouveau, les affrontements ont eu lieu le mois dernier et nous contrôlons la situation", a-t-il assuré.

Selon les télévisions nigérianes, le nombre de victimes a atteint 81 au cours des deux dernières semaines dans les régions de Logo et Ukum, au sud-est de la capitale fédérale Abuja.

Les éleveurs peuls nomades, majoritairement musulmans, s'opposent depuis des années aux agriculteurs locaux chrétiens à propos de droits de pature ou de partage des ressources hydrauliques.

En février, des centaines de personnes avaient été tuées et un millier d'habitations détruites dans la région d'Agatu, également dans l'Etat de Benue, lors de violences attribuées par les autorités aux éleveurs peuls. Les affrontements avaient fait suite au meurtre d'un chef local peul et au vol de son bétail par, selon les Peuls, des habitants d'Agatu.

Le Nigeria est déjà aux prises avec un conflit dans le nord-est du pays où sévissent les militants du groupe islamiste Boko Haram et à une rébellion dans le sud du pays où des militants séparatistes multiplient depuis le début de l'année les attaques contre les infrastructures pétrolières.

Avec AFP

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