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Nouvelles manifestations violentes à Gao


Les filles marchent pour aller à l'école à Gao, au Mali, 7 mars 2013.

Les filles marchent pour aller à l'école à Gao, au Mali, 7 mars 2013.

Au moins un homme a été grièvement blessé par balle après les nouvelles manifestations des jeunes de la ville de Gao qui exigeaient, pour une deuxième journée consécutive, d’être cantonnés même sans avoir remis en échange une arme à feu comme l’exige la procédure du DDR

Comme la veille, les manifestants ont aussi demandé à cor et cri du travail et la démission des autorités intérimaires locales.

Entre-temps, le bilan de la manifestation de la veille (mardi) a été revu à la hausse, passant de 3 à 4 morts et de nombreux blessés.

Mercredi, des Maliens vivant à l’extérieur se sont joints aux jeunes manifestants dont ils ont soutenu les revendications.

"Ces jeunes sont, au jour d’aujourd’hui, au chômage et sont délaissés. Ils ne peuvent même pas être cantonnés ni insérés dans aucun dispositif parce que, tout simplement, il faut que chacun apporte une arme. Nous ne sommes pas non plus d’abord avec l’installation des autorités intérimaires", a soutenu Mme Coulibaly Ramantan Neiga, présidente du Collectif des Maliens de la France pour la Paix, venue de Paris.

D’autres ressortissantes maliens venus d’ailleurs ; des pays voisins comme le Ghana et même d’Europe ou d’Amérique étaient également dans la marche.

«Nous sommes là en tant citoyens maliens nordistes. Nous voulons que le gouvernement nous récupère aujourd’hui, qu’il nous donne le travail. Mais il ne pense même pas nous comme vous le constatez. C’est pour cela que nous sommes débout. C’est une question de vie ou de mort. Nous voulons être cantonnés sans amener d’armes. Nous avons déjà rendu beaucoup d’armes, le peu que nous avons trouvées, et maintenant il faut que le gouvernement nous cantonne ou nous donne du travail », a réclamé un manifestant, Amadou Babacar du haut de 25 ans.

Reportage de Boubacar Toure, correspondant de VOA Afrique à Gao

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