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Nouvelle secousse de 6,2 après un séisme meurtrier en Nouvelle-Zélande


Une église historique à Waiau endommagée par le tremblement de terre en Nouvelle-Zélande, le 14 novembre 2016.

Une église historique à Waiau endommagée par le tremblement de terre en Nouvelle-Zélande, le 14 novembre 2016.

De nombreux endroits du pays se retrouvent sans électricité ni téléphone, et des routes sont coupées par des glissements de terrain.

Un séisme de magnitude 6,2 a ébranlé à nouveau la Nouvelle-Zélande lundi, quelques heures après le puissant tremblement de terre survenu dimanche matin qui a fait au moins deux morts et conduit des milliers d'habitants à fuir vers des zones élevées.

La nouvelle secousse, survenue à 01h45 (00h45 GMT) lundi, a ravivé les craintes d'une répétition de la catastrophe de 2011, où un séisme de magnitude 6,3 avait tué 185 personnes et détruit de larges zones de Christchurch, la plus grande ville de l'île du Sud.

Des équipes de secours ont été dépêchées la veille par hélicoptère vers la région proche de l'épicentre de la secousse de magnitude 7,8 sur l'échelle de Richter (selon l'institut géologique américain), à 90 km environ au nord-nord-est de Christchurch sur l'île du Sud, où des bâtiments se sont effondréset où il y aurait des blessés.

L'institut de sismologie néo-zélandais Geonet a parlé quant à lui d'une magnitude de 7,5.

C'est le Premier ministre, John Key, qui a annoncé lors d'une conférence de presse tenue lundi à l'aube à Wellington, où la terre a aussi tremblé, que le séisme avait fait deux morts. "Rien ne permet actuellement de dire que le bilan s'alourdira, mais nous ne pouvons pas l'exclure", a-t-il dit.

Selon la police, l'une des deux victimes a été retrouvée dans une habitation de la ville côtière de Kaikoura. "C'est la secousse la plus importante dont je puisse me souvenir à Wellington", a dit John Key lors de sa conférence de presse. "Les coûts, en termes de dégâts aux routes et aux infrastructures, vont être importants", a-t-il continué.

De nombreux endroits du pays se retrouvent sans électricité ni téléphone, et des routes sont coupées par des glissements de terrain. En revanche, l'alerte au tsunami a été rétrogradée après l'arrivée des premières grosses vagues à Wellington, dans l'île du Nord, et à Christchurch dans celle du Sud.

La première secousse, survenue à seulement 23 km de profondeur, a frappé la Nouvelle-Zélande peu après minuit heure locale, lundi, réveillant nombre d'habitants et rappelant aussitôt le souvenir du tremblement de terre de 2011 dans le secteur de Christchurch.

La Nouvelle-Zélande se trouve sur la "ceinture de feu", un arc de 40.000 km de volcans et de fosses océaniques qui ceint en grande partie le Pacifique. Environ 90% des séismes enregistrés dans le monde ont lieu dans cette région-là.

L'aéroport international de Wellington doit ouvrir comme d'habitude lundi au trafic aérien.

A Christchurch, où les sirènes d'alerte au tsunami ont retenti par intermittence, trois centres d'évacuation accueillaient des habitants. La police a mis en place des barrages routiers pour empêcher les gens de regagner les zones à très basse altitude. La télévision a montré des images de routesfissurées, de bris de verre et de marchandises tombées des rayons des magasins à Wellington et dans la partie supérieure de l'île du Sud.

Avec Reuters

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