Liens d'accessibilité

Nouvelle étude au Liberia sur la persistance d'Ebola chez des survivants


Une femme reçoit un vaccin dans le cadre d'un essai de vaccin contre le virus Ebola dans le plus grand hôpital de Monrovia, au Liberia, le 2 février 2015.

Une femme reçoit un vaccin dans le cadre d'un essai de vaccin contre le virus Ebola dans le plus grand hôpital de Monrovia, au Liberia, le 2 février 2015.

L'étude, dite "Prevail IV", va recourir à un médicament expérimental, le GS-5734, et va durer six mois.

Une nouvelle étude a été lancée au Liberia sur la persistance du virus Ebola chez des survivants de l'épidémie qui a fait plus de 11.300 morts depuis fin 2013 en Afrique de l'Ouest.

L'étude est conduite par le Partenariat pour la recherche sur les vaccins anti-Ebola au Liberia (Partnership for Research on Ebola Vaccines in Liberia, Prevail), un programme mené en collaboration par le Liberia et les Etats-Unis.

Le Prevail mène déjà au Liberia une étude d'une durée de cinq ans, lancée en juin 2015, pour mieux cerner les effets à long terme du virus chez les survivants.

La dernière résurgence d'Ebola au LIberia a été déclarée terminée le 9 juin par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Depuis son apparition en Afrique de l'Ouest, fin 2013, l'épidémie a provoqué plus de 11.300 morts - dont plus de 4.800 pour le seul Liberia - pour quelque 28.600 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

La nouvelle étude, dite "Prevail IV", va recourir à un médicament expérimental, le GS-5734, et va durer six mois. Le traitement sera administré à entre 60 et 120 hommes adultes survivants du virus sur la base du volontariat, indique le Prevail dans son communiqué daté de mardi.

"Le but est de déterminer si le médicament expérimental peut éliminer les traces de virus Ebola du sperme d'hommes ayant survécu à la maladie", explique un des responsables du programme, Dr Anthony S. Fauci, cité dans le communiqué.

Selon les normes de l'OMS, le risque de contamination n'est pas écarté avant 42 jours - deux fois la durée d'incubation du virus, qui est de 21 jours - après le dernier test négatif sur un cas d'Ebola. Même au-delà, ce risque persiste car, selon des études, le virus subsiste dans certains liquides corporels de survivants, notamment le sperme où il peut rester jusqu'à un an.

Selon Prevail, le GS-5734 a déjà été administré, avec son accord, à une infirmière écossaise guérie d'Ebola, et a aussi aidé à traiter un bébé ayant souffert d'Ebola en Guinée.

Ce médicament est fabriqué par la société américaine Gilead Sciences, basée en Californie et spécialisée dans la biotechnologie, qui développe notamment le traitement préventif contre le sida Truvada.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG