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Nouvel espoir pour la mise au point de traitements contre l'ostéoporose


L'ostéoporose fragilise l’os, qui devient poreux et s’affaiblit

L'ostéoporose fragilise l’os, qui devient poreux et s’affaiblit

Des chercheurs du CNRS, de l'Inserm et des universités de Montpellier et de Jean Monnet–Saint-Etienne proposent un moyen de préserver l’équilibre entre la formation et la destruction de l’os.

Des travaux menés par des chercheurs français permettent d’espérer la mise au point de nouveaux traitements contre l’ostéoporose. Cette maladie, qui fragilise les os, touche durement les personnes âgées.

Les signes caractéristiques de cette affection du squelette sont une réduction de la masse osseuse et des modifications de la structure de l’os, qui devient poreux et s’affaiblit. L’ostéoporose affecte principalement les femmes à partir de la ménopause mais les hommes peuvent aussi être touchés.

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’ostéoporose fait partie des dix maladies les plus fréquentes et constitue l’un des plus importants problèmes de santé publique, du fait du vieillissement de la population mondiale.

D’où l’intérêt suscité par des travaux réalisés par des chercheurs du CNRS, de l'Inserm et des universités de Montpellier et de Jean Monnet–Saint-Etienne en France.

Dans un article publié par « Nature Communications », ces chercheurs proposent un moyen de préserver l’équilibre entre la formation et la destruction de l’os.

Ils expliquent que la plupart des traitements actuels contre la perte osseuse suppriment les ostéoclastes, les cellules destructrices de l'os, afin de limiter justement la dégradation de l’os. Mais voilà, en détruisant ces ostéoclastes, on empêche également la formation osseuse, car celle-ci est aussi stimulée par la présence des ostéoclastes, explique Anne Blangy, directrice de recherches au CNRS.

« La nouvelle approche que nous avons développé est qu’on ne détruit pas les ostéoclastes, on les empêche simplement de détruire l’os. Et du coup, comme ils sont toujours présents, ils gardent leur action stimulatrice de la formation osseuse ».

En utilisant plusieurs modèles de souris présentant différents types d’ostéoporose, les scientifiques ont révélé que l'administration d'un composé synthétique nommé C21 empêche l'activité nocive des ostéoclastes en bloquant l'effet « ventouse » qui leur permet de dégrader l'os. « Ce composé agit sur les ostéoclastes pour les empêcher de dégrader l’os. Mais il ne va pas les tuer. Ils vont rester sur l’os, mais sans le dégrader », explique Mme Blangy.

Les ostéoclastes restant présents, le maintien de la formation osseuse pendant le traitement est assuré, comme l’ont montré des essais en laboratoires sur des souris. Ce qui permet d’espérer la mise au point, à terme, de nouveaux traitements pour l’ostéoporose.

« Nous voyons une protection contre la perte osseuse, mais nous voyons aussi que nous maintenons la formation osseuse chez ces souris. Cela représente un avantage par rapport aux traitements qui existent déjà, donc il serait intéressant de poursuivre ces travaux plus en avant pour développer des nouveaux traitements contre l’ostéoporose qui maintiendraient la formation osseuse », déclare Mme Blangy.

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