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Nouvel espoir de vaccin contre le virus à Ebola


Un travailleur de la santé traitant un malade du virus à Ebola en Sierra Leone (Reuters)

Un travailleur de la santé traitant un malade du virus à Ebola en Sierra Leone (Reuters)

Des réponses immunitaires ont été observées quatre semaines après la troisième injection chez 57 % des sujets ayant reçu un vaccin contre le Zaïre Ebolavirus.

Deux vaccins expérimentaux - le premier contre le virus à Ebola, et le second, contre la fièvre Marburg - se sont avérés sûrs et efficaces, révèle une étude menée par l'Institut National des allergies et des maladies infectieuses (NIAID en anglais), aux Etats-Unis.

L’étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue The Lancet, a été menée à Kampala, en Ouganda. Les vaccins ont été administrés deux mois de suite à un groupe de 108 volontaires sains, sélectionnés au hasard pour recevoir soit le vaccin contre l’Ebola, soit celui contre la fièvre Marburg, les autres sujets recevant un placebo.

Les vaccins, qui avaient été créés par les chercheurs du NIAID, étaient constitués de structures protéiques fixées à la surface du virus, ce qui a permis de générer une réponse immunitaire dans le corps, sans pour autant permettre la réplication du virus.

Des réponses immunitaires ont été observées quatre semaines après la troisième injection chez 57 % des sujets ayant reçu un vaccin contre le Zaïre Ebolavirus et parmi presque la moitié des participants ayant reçu des vaccins contre les virus à Ebola et Marburg.

Cependant, la résistance n'a pas duré longtemps. Les anticorps produits par ces vaccins n’étaient plus détectables dans le sang 11 mois après la vaccination.

Pourtant, les vaccins ont été bien tolérés et sont considérés comme précurseurs de composés plus puissants, notamment le vaccin NIAID/GSK, qui fait actuellement l’objet d’essais cliniques aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Mali et en Ouganda. Les pays d'Afrique de l'Ouest restent l'épicentre de l'épidémie de fièvre à Ebola, qui a infecté plus de 20.000 personnes, tuant plus de 7.500 patients à ce jour, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon le Dr Julie Ledgerwood, qui a mené l’étude, les résultats sont d’autant plus encourageants que les essais ont été menés en Afrique, le continent le plus vulnérable à ce jour à des épidémies de la fièvre à Ebola. D'autres essais cliniques du vaccin NIAID/GSK sont prévus en 2015.

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