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Nouvel avertissement de MSF sur la détérioration de la situation en RCA


Des chrétiens campant à l'aéroport de Bangui

Des chrétiens campant à l'aéroport de Bangui

L’ONG Mèdecins sans Frontières (MSF) a réitéré samedi que la situation à Bangui continue de se détériorer. Dans une lettre ouverte au Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), MSF avait évoqué vendredi « l'échec des agences humanitaires de l'ONU à agir dans la crise en RCA ».

Ce matin, l’ONG a réitéré son avertissement. « La tension monte à l'aéroport de la capitale, où plus de 40.000 personnes ont trouvé refuge et vivent maintenant dans la peur et la misère sans assainissement et un logement convenable », a dit MSF dans un communiqué.

L'Organisation des Nations Unies (ONU) a lancé vendredi un avertissement aux milices responsables d’atrocités en République centrafricaine (RCA). La communauté internationale n’est pas aveugle, et les tiendra responsable des meurtres de centaines de victimes, en majorité des civils, a déclaré le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

« Je demande aux autorités de transition de protéger les populations et de prévenir de nouveaux conflits. Et pour tous ceux qui voudraient commettre des atrocités ou des crimes contre l'humanité, j'ai un message clair : le monde vous observe et vous aurez à répondre de vos actes », a dit M. Ban.

Les combats actuellement en cours à Bangui, la capitale, et dans d'autres villes de RCA comme Bossangoa, opposent des éléments de l'ex-Séléka et des « anti-balaka ». La Séléka était à l’origine une coalition de partis politiques et de forces rebelles opposés au Président François Bozizé, qu'elle a contraint à quitter le pouvoir en avril 2013.

Les anti-balaka sont des groupes d’auto-défense qui se sont ligués contre les miliciens de la Séléka, après les exactions commises par ces derniers dans le pays. Ils sont issus d'une population centrafricaine à 80% chrétienne, alors que la Séléka est principalement composée de musulmans.
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