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Nouvel appel de l'OMS en faveur des soins postnatals


Une mère et son enfant au Nigéria (Reuters)

Une mère et son enfant au Nigéria (Reuters)

L’OMS recommande quatre consultations post-natales après l’accouchement.

Les gouvernements pourraient réduire substantiellement le nombre de décès chez les nourrissons et les mères si les services de soins postnatals étaient plus accessibles, notamment pour les femmes pauvres et peu instruites des zones rurales. C’est ce qu’affirme une étude publiée dans le Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Les besoins sont particulièrement criants en Afrique, note l’étude. Au Kenya, par exemple, moins de 20% des femmes bénéficient des services de soins postnatals, et ce pourcentage est de 35% en République démocratique du Congo.

Selon l'auteur principal de l'étude, le Dr Étienne V. Langlois de l'Alliance pour la recherche sur les politiques et les systèmes de santé, un partenariat géré par l’OMS à Genève, de vaste inégalités persistent « dans l’accès aux soins post-natals, entre autre entre les milieux ruraux et les milieux urbains ».

Pour combler ce fossé, ajoute le Dr Langlois, l’OMS recommande d’améliorer la disponibilité et l’accès aux soins pour la période qui couvre les 42 jours – soit six semaines - après l’accouchement.

Inutile pour se faire de construire des infrastructures coûteuses, continue le responsable. L’OMS recommande surtout d’élargir les services de soins communautaires. Ces programmes permettraient « d’éduquer et de promouvoir l’importance des soins post-natals auprès des femmes ».

L’OMS recommande quatre consultations post-natales après l’accouchement, rappelle le Dr Langlois.

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