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Nouveau gouvernement au Niger


Le premier ministre Brigi Rafini lors de la première séance du Parlement nigérien à Niamey, le jeudi 24 mars 2016. (VOA / Bagassi Koura)

Le premier ministre Brigi Rafini lors de la première séance du Parlement nigérien à Niamey, le jeudi 24 mars 2016. (VOA / Bagassi Koura)

Deux hommes de confiance du président Mahamadou Issoufou, réélu en mars pour un deuxième quinquennat, occupent les portefeuilles clé de l'Intérieur et de la Défense dans le nouveau gouvernement de Brigi Rafini reconduit à son poste le 2 avril, selon un communiqué lu à la télévision d'Etat.

Le nouveau gouvernement comprend 38 membres mais aucun membre de l'opposition malgré la proposition de M. Issoufou de former un gouvernement d'union nationale au lendemain de son élection boycottée par l'opposition.

Homme clé du régime d'Issoufou, président du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS du président), Mohamed Bazoum, ancien ministre des Affaires étrangères qui était ministre d'Etat sans portefeuille dans le gouvernement précédent prend donc en main le stratégique ministère de l'Intérieur dans un pays sous haute tension sécuritaire avec la menace islamiste des groupes sahéliens au nord et à l'ouest ainsi que les attaques des islamistes nigérians de Boko Haram à l'Est.

Il succède à Hassoumi Massaoudou, secrétaire général du PNDS, qui lui prend les rênes de la Défense après trois ans à l'Intérieur, et qui maîtrise parfaitement le dossier islamiste.

Foumakoye Gado et Seidou Sidibé, deux autres ténors du PNDS sont maintenus à leurs postes, respectivement au Pétrole et aux Finances.

Mme Kané Aïchatou Boulama, autre proche d'Issoufou, quitte les Affaires étrangères pour le Plan. Elle est remplacée par Ibrahim Yacoubou, récompensé pour son ralliement au président entre les deux tours de la présidentielle. Arrivé cinquième au 1er tour le 21 février, Yacoubou, qui avait créé la surprise en devançant des outsiders, avait mené une campagne contre le président avant le premier tour. Ex-adjoint au directeur de cabinet du chef de l'Etat, il avait été exclu du PNDS quelques mois avant les élections.

Marou Amadou, quant à lui conserve le délicat ministère de la Justice, dans un pays où le principal opposant Hama Amadou fait face à une procédure contestée dans le cadre d'un trafic présumée d'enfants et alors que l'opposition critique sans cesse l'appareil judiciaire, l'accusant d'être inféodé au pouvoir.

Assoumana Mallam Issa, autre membre du PNDS est le nouveau porte-parole du gouvernement avec le portefeuille de la Renaissance Culturelle.

M. Issoufou fait face à une fronde de l'opposition, qui a rejeté sa proposition de gouvernement d'union nationale.

M. Issoufou a été réélu avec 92,51% des voix lors du second tour de la présidentielle, contre 7,49% à Hama Amadou. L'opposition, qui a dénoncé "une mascarade électorale", avait appelé à boycotter le scrutin.

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