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Nouveau dispositif pour détecter le paludisme


La première méthode non invasive de détection du paludisme utilise un scanner à faisceau laser

La première méthode non invasive de détection du paludisme utilise un scanner à faisceau laser

Des chercheurs ont mis au point la première méthode non invasive de détection du paludisme, en utilisant un scanner à faisceau laser. Ce test indolore semble être précis à 100 % et ne nécessite pas de prise de sang.

De nos jours, lorsque l’on cherche à déterminer si un malade est atteint du paludisme ou non, on examine un frottis de sang sous le microscope pour retrouver la trace du parasite mortel. Ce diagnostic nécessite des techniciens qualifiés, des équipements couteux et du temps – des ressources dont on ne dispose pas toujours dans les pays défavorisés, ou dans les régions les plus reculées du monde.

Mais une nouvelle méthode de diagnostic et traitement du paludisme a été mise au point par des chercheurs de l’Université Rice à Houston au Texas. Elle consiste à utiliser des nanobulles de vapeur pour identifier si oui ou non une personne souffre du paludisme. Un individu n’a qu’à placer un doigt sur un détecteur à laser, explique Dmitri Lopotko du département de la biochimie et biologie des cellules à l’université Rice.

« Nous faisons briller une impulsion de lumière très brève à travers la peau. Et cette impulsion lumineuse est absorbée par les parasites du paludisme à cause de la longueur d'onde que nous utilisons. En réaction à cette impulsion lumineuse courte, le parasite explose littéralement » déclare M. Lopotko.

Les nanobulles sont de minuscules poches d’air et de vapeur d’eau qui sont créés lorsque la lumière laser frappe une grappe de nanoparticules et est instantanément converti en chaleur.

L'impulsion lumineuse - venant d'un laser de faible puissance - cible une particule minuscule produite par le parasite du paludisme, une fois qu'il a infecté les globules rouges.

Lorsque ces particules sont chauffées par le laser, les cristaux créent une petite vapeur de minuscules bulles à l'intérieur des cellules infectées. Quand les bulles éclatent, ajoute M. Lopotko, elles ont une signature acoustique unique, que les scientifiques peuvent entendre et compter.

« Vous pouvez détecter quelques cellules infectées dans un million de cellules normales », déclare M. Lopotko. Toujours selon le chercheur, l'appareil semble extrêmement fiable, ce qui fait de technologie à nanobulles une méthode extrêmement précise, même dans les premiers stades d'une infection du paludisme, lorsque le traitement est particulièrement important.

A noter néanmoins que le coût de ces machines miraculeuses reste élevé – entre 10.000 à 20.000 dollars chacun.

« Mais chaque appareil pourra diagnostiquer plus de 200.000 personnes par an. Ainsi, le coût de l'analyse pour chaque patient serait inférieur à 50 cents » relève M. Lopotko. De surcroit, la machine ne nécessitera pas, pour fonctionner, la présence de personnel médical. N’importe qui formé à son emploi pourra diagnostiquer des malades.

Prochaine étape : l’université Rice va procéder à des essais cliniques dans un hôpital de Houston qui soigne des victimes du paludisme.
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