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Les autorités libériennes appellent à ne pas paniquer après un nouveau cas d'Ebola


Le vice-ministre libérien de la Santé Tolbert Nyenswah, à droite, se lave les mains avant de faire une annonce au bureau de l’Organisation mondiale de la santé à Monrovia, 14 janvier 2016.

Le vice-ministre libérien de la Santé Tolbert Nyenswah, à droite, se lave les mains avant de faire une annonce au bureau de l’Organisation mondiale de la santé à Monrovia, 14 janvier 2016.

Les autorités du Liberia se montrent confiantes pour enrayer une nouvelle fois la propagation du virus et appellent les populations à ne pas paniquer au lendemain de l'annonce d'un nouveau cas d'Ebola découvert dans le pays.

Ce nouveau cas est une femme de 30 ans décédée jeudi après avoir été admise dans un hôpital de Monrovia, la capitale, selon le ministère de la Santé, qui invite "tous les citoyens à ne pas paniquer" dans un communiqué.

Jusqu'à samedi après-midi, aucune indication n'avait pu être obtenue sur l'origine de cette nouvelle contamination et sur le nombre de personnes susceptibles d'avoir été en contact avec elle.

Il s'agit du troisième épisode d'Ebola au Liberia, où la transmission avait été déclarée terminée une première fois le 9 mai 2015 et une deuxième fois le 14 janvier.

Dans un entretien à l'AFP vendredi, le vice-ministre libérien de la Santé, Tolbert Nyensuah, a assuré que des recherches étaient en cours pour déterminer l'origine de la contamination de la jeune femme décédée.

"Nous continuons l'enquête", qui implique des épidémiologistes nationaux mais également "des partenaires de l'OMS, des CDC (Centres américains de contrôle et de prévention des maladies)", a affirmé M. Nyensuah.

"Nous savons ce qu'il faut faire maintenant" face au virus, il n'y a "pas à paniquer. Nous avons un soutien international, notre système de surveillance des maladies marche bien" et permet aux équipes concernées "de continuer à faire le travail qu'elles sont censées faire", a-t-il dit.

Ebola a refait surface au Liberia quelques jours après sa résurgence en Guinée voisine, où il a fait au moins sept morts sur huit cas recensés depuis mi-mars. Aucun lien n'était établi dans l'immédiat entre les situations des deux pays qui ont été, avec la Sierra Leone limitrophe, les plus affectés par l'épidémie apparue en décembre 2013 dans le Sud guinéen.

A Monrovia, certains habitants ont indiqué samedi à l'AFP avoir d'abord cru à un poisson d'avril en entendant la veille l'annonce du retour d'Ebola dans le pays, sans toutefois manifester de signe de panique.

C'est le cas d'Agnes Mulbah, une commerçante. Elle dit avoir réalisé que "c'était sérieux" une fois l'information confirmée officiellement. "C'est inquiétant d'entendre qu'Ebola est de retour, mais je suis sûre que ce ne sera jamais comme la première fois".

Depuis décembre 2013, l'épidémie d'Ebola a fait officiellement plus de 11.300 morts sur quelque 28.000 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

Avec AFP

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