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Nouveau bilan des violences politiques en Angola : au moins trois morts


Des partisans du parti au pouvoir en Angola, le MPLA

Des partisans du parti au pouvoir en Angola, le MPLA

Trois personnes ont été tuées dans des violences politiques "entre partis rivaux" à Cubal, dans l'est du pays, selon un nouveau bilan fourni par la police et le principal parti d'opposition joint vendredi.

Dans un premier temps jeudi, le principal parti d'opposition, l'Unita, avait fait état d'un mort, un cadre du parti à Cubal, dans la commune de Capupa.

Lors d'une conférence de presse jeudi soir, la police a finalement avancé un bilan de trois morts. "Ce sont des conflits de caractère politique entre deux partis rivaux qui se sont soldés par la mort de trois personnes", a déclaré un porte-parole de la police, Carlos Mota, à Benguela (est).

Quatre autres personnes ont été blessées et quatre sont portées disparues lors de ces incidents survenus mercredi soir, a-t-il ajouté, sans préciser l'appartenance politique des victimes.

Selon le président du groupe parlementaire de l'Unita, Adalberto Costa Junior, interrogé vendredi par l'AFP, les trois personnes tuées sont proches de l'Unita: un cadre du parti, Fernando Sachepa, et deux militants de la formation de l'opposition.

Mercredi soir, une délégation composée de députés de l'Unita et de cadres du parti qui était en visite dans la province de Benguela été attaquée par un groupe de militants du parti au pouvoir, le MPLA, armés de machettes et de bâtons, a affirmé l'Unita.

Les agresseurs ont brandi un drapeau du MPLA, avant que la situation ne dégénère, selon la même source, affirmant que la police était restée impassible.

Le président de l'Unita, Isaias Samakuva, a dénoncé l'"intolérance politique" qui règne en Angola, pays dirigé depuis 1979 par José Eduardo dos Santos.

Le chef de l'Etat a annoncé en mars qu'il quitterait la vie politique en 2018 dans ce pays, deuxième producteur de pétrole en Afrique.

Avec AFP

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