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Nord-Mali : des soldats de l’ONU blessés


Photo d'archives - Un soldat français parmi des soldats maliens lors d'une visite conjointe du chef de l'opération française Serval et du chef de l'armée du Mali à une base de l'armée malienne à Kidal, au Mali.

Photo d'archives - Un soldat français parmi des soldats maliens lors d'une visite conjointe du chef de l'opération française Serval et du chef de l'armée du Mali à une base de l'armée malienne à Kidal, au Mali.

Six casques bleus nigériens ont été blessés dimanche 4 janvier 2015 dans le nord du Mali, au lendemain du décès du maire d'une commune. Il était tombé dans une embuscade, jeudi.

Six casques bleus nigériens de la Minusma ont été blessés par l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dimanche matin entre Asongo et Menaka, dans la région de Gao, dans le nord du Mali, a annoncé la mission de l'Onu.

Les blessés, dont trois sont gravement atteints, ont été hospitalisés à Gao, selon Reuters.

Des groupes rebelles opèrent dans la région. Officiellement, les séparatistes touaregs ont rompu avec leurs anciens alliés islamistes, avec lesquels ils avaient pris en 2012 le contrôle du nord du Mali et menaçaient alors de marcher sur Bamako, ce qui avait provoqué l'intervention de l'armée française.

Le maire d'Anderaboucane décédé

Le maire d'une commune du nord du Mali est décédé samedi de blessures subies dans une embuscade au cours de laquelle son fils est mort, ont fait savoir les autorités.

La mort d'Aroudeyni Ag Hamatou, maire d'Anderaboucane, survient alors que la mission des Nations unies au Mali a fait part de son inquiétude quant aux atteintes aux droits de l'homme et aux violations du cessez-le-feu entre factions rebelles et factions pro-gouvernementales.

Selon les autorités maliennes, Ag Hamatou est mort alors qu'il était évacué par les Nations unies vers Bamako pour y recevoir des soins. Son fils a péri et son chauffeur a été blessé dans une embuscade tendue le 1er janvier par des inconnus entre Ménaka et Anderaboucane, dans la région de Gao.

"Le gouvernement réitère son engagement à punir les responsables de ces crimes et à lutter contre toutes les formes de terrorisme, pour rétablir la paix et la sécurité dans l'ensemble du Mali", a déclaré le pouvoir malien dans un
communiqué.

Le gouvernement malien a tenu une série de sessions de pourparlers de paix avec les groupes rebelles qui ont pris leurs distances avec les islamistes. Mais la mission de l'Onu a déclaré vendredi avoir constaté un certain nombre d'affrontements dans les régions de Gao et de Tombouctou, qui minent le cessez-le-feu en vigueur.

Pour le chef de la mission de l'Onu, David Gressly, toutes les parties impliquées dans les négociations de paix ont la responsabilité de garantir que le cessez-le-feu tienne bon, afin que la session finale de négociations à Alger puisse aboutir.

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