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Kabila promet de nommer un Premier ministre dans 48 heures


Le président Joseph Kabila prononce un discours devant le Congrès au Palais du Peuple à Kinshasa, RDC, 5 avril 2017.

Dans un discours à la nation prononcé devant le Parlement réuni en Congrès, le président congolais a renvoyé la balle à l’opposition, exigeant du Rassemblement d’harmoniser ses vues et de lui présenter une liste des candidats.

Joseph Kabila a souligné l’urgence de résoudre la crise au pays accentuée entre autres par le déplacement du pôle d’insécurité vers le Kasaï, au centre de la RDC.


"Tenant compte du fait que le pays ne doit plus être l’otage d’intérêts personnels et de lutte de positionnement des acteurs politiques, le Premier Ministre sera impérativement nommé dans les 48 heures", a déclaré M. Kabila.

"J’invite le Rassemblement à surmonter ses querelles intestines et à harmoniser les vues sur la liste des candidats au poste de Premier Ministre ayant le profil requis et convenu, comme souhaité depuis plusieurs mois, en vue d’accélérer le processus de formation du nouveau Gouvernement d’Union Nationale", a-t-il précisé.

La veille, il a reçu en consultation des membres de différents courants politiques parmi lesquels ceux de l’aile du Rassemblement dirigée par Joseph Olenghankoy.

A titre de personnalité, Valentin Mubake, membre influent de l’UDPS (Unions pour la démocratie et le progrès social) et principal conseiller du défunt opposant Etienne Tshisekedi, a également été consulté. Mais il a été tout de suite exclu de son parti, restructuré et dirigé par Félix Tshisekedi, fils de l’opposant historique décédé le 1er février dernier.​

Cette aile n’a pas, elle, répondu à l’invitation de M. Kabila, et exige par contre l’implication de l’ONU et des évêques qui ont déjà, pourtant rendu le tablier de bons offices au dialogue.

Cette aile refuse de présenter une liste des candidats Premier ministre mais tient à la formulation de l’accord du 31 décembre qui prévoit que le Rassemblement le désigne et que le président le nomme.

Dans son discours, M. Kabila a dit "avoir noté une convergence des vues, notamment sur l’urgence qu’impose le règlement de deux points relatifs à la mise en œuvre de l’Accord, spécialement en ce qui concerne la question de la désignation d’un nouveau Premier Ministre".

Quant à la présidence du Conseil National de Suivi de l’Accord, M. Kabila a appelé à l’accélération des tractations au sein de la classe politique en vue de la désignation, dans la foulée de l’entrée en fonction du nouveau Gouvernement, d’une personnalité consensuelle devant présider cette structure.

Il a demandé aux deux Chambres du Parlement d’adopter rapidement la Loi organique y relative.

L’aile du Rassemblement de Félix Tshisekedi qui voudrait être reçu séparément devrait tenir un point de presse dans la soirée. La situation est tendue en RDC.

Le décès d’Etienne Tshisekedi, leader de l’opposition, a compliqué la donne, remettant sur le tapis des discussions le poste du veilleur de la transition qui lui était confiée en raison de sa carrure et du rôle joué dans la politique congolaise.

L’accord du 31 décembre vise à résoudre la crise créée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au-delà des limites constitutionnelles.

Le Chef de l’Etat congolais devrait s’adresser mercredi devant les deux chambres du parlement réunies en Congrès.

Le Rassemblement a ressenti le coup de la disparition de'Etienne Tshisekedi. Elle s'est scindée en deux groupes. Le premier dirigé par Félix Tshisekedi a opéré une restructuration en créant le poste du président de la plateforme attribuée à Félix, fils du défunt opposant et en attribuant celui du président du comité des sages à Pierre Lumbi.

Cette restructuration n'est pas accepté par les autres qui, eux, ont désigné Olenghankoy comme président du comité des sages, postes qu'occupait Etienne Tshisekedi.

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