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Nkurunziza, en campagne, promet cinq ans de paix


Pierre Nkurunziza, président sortant du Burundi

Pierre Nkurunziza, président sortant du Burundi

Le président burundais a poursuivi vendredi sa campagne électorale alors que l’opposition menace de claquer la porte des négociations si le gouvernement n’accepte pas de reporter la présidentielle devant se tenir mardi.

Pierre Nkurunziza a battu sa campagne, vendredi, dans les provinces septentrionales de Cibitoke et de Kayanza, théâtres d'affrontements sporadiques depuis une semaine entre groupes armés et armée régulière.

"Si vous choisissez le (candidat du) CNDD-FDD, vous êtes assurés d'avoir la paix durant les cinq ans à venir", a-t-il lancé à une foule estimé à entre 1.500 à 2.000 personnes, selon l’AFP.

Pendant ce temps, le climat semble de plus en tendu dans les négociations tenues par du ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, venu prendre le relais de son président Yoweri Museveni, médiateur désigné de la Communauté Est-africaine.

Les discussions ont repris avec trois heures de retard.

L’opposition a accusé le gouvernement de ne pas vouloir négocier en maintenant l’élection présidentielle mardi.

"Si ces élections présidentielles ont bien lieu mardi, elles pourront être annulées ou ne pas être reconnues", s’est plaint vendredi Charles Nditije, une des figures de l'opposition.

L'opposition estime que la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat viole la Constitution, mais aussi l'accord d'Arusha, signé en 2000, qui avait permis la fin de la sanglante guerre civile au Burundi (300.000 morts entre 1993 et 2006).

Depuis fin avril, un mouvement de contestation populaire émaillé de violences a fait plus de 80 morts.

Après l'échec d'un coup d'État militaire mi-mai, les violences se sont intensifiées, avec depuis quelques jours des combats entre l'armée et un groupe armé dans le nord du pays, dans des provinces frontalières du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC).

Vendredi "trois rebelles ont été tués et un fusil saisi" lors "d'une embuscade tendue par l'armée à l'aube dans la forêt de Bukinanyana", dans la province de Cibitoke, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée, le colonel Gaspard Baratuza.

Avec AFP

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