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Nigeria : une nouvelle attaque de Boko Haram fait sept morts dans le nord-est


Une victime d'une attaque précédente de Boko Haram, le 28 décembre 2015 dans un hôpital de Maiduguri. (AP Photo/Jossy Ola)

Une victime d'une attaque précédente de Boko Haram, le 28 décembre 2015 dans un hôpital de Maiduguri. (AP Photo/Jossy Ola)

L'attaque a eu lieu dimanche soir à Madagali, dans le nord de l'Etat d'Adamawa. Les assaillants ont tué sept personnes et brûlé 10 maisons avant de prendre la fuite dans la brousse.

Sept personnes ont été tuées dans une nouvelle attaque menée par des membres du groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, ont rapporté mardi à l'AFP la police et un responsable local.

L'attaque a eu lieu dimanche 10 janvier au soir à Madagali, une ville reculée du nord de l'Etat d'Adamawa, souvent attaquée malgré la contre-offensive militaire en cours contre les islamistes.

"Ils ont tué sept personnes et brûlé 10 maisons", a déclaré l'ancien responsable administratif de Madagali, Maina Ularamu, qui a précisé que les soldats avaient poursuivi les assaillants jusque dans la brousse.

La brousse comme base arrière

"Nous appelons les agences de sécurité à lancer une mission (...) pour chasser les insurgés, parce qu'ils se servent de la brousse comme d'une base arrière opérationnelle, d'où ils attaquent Madagali et ses environs", a-t-il ajouté.

Le porte-parole de la police de l'Etat d'Adamawa, Abubakar Othman, a confirmé le bilan donné par M. Ularamu, précisant que deux personnes avaient aussi été blessées.

Madagali et plusieurs villes et villages des environs ont été pris pour cibles par Boko Haram à de nombreuses reprises ces derniers mois, au moment où le groupe islamiste était chassé de son fief de la forêt de Sambisa, non loin de là.

Le président Muhammadu Buhari, élu l'année dernière, qui a promis de mettre fin à l'insurrection islamiste qui a fait plus de 17 000 morts depuis 2009, a déclaré le mois dernier avoir "techniquement remporté la guerre" et avoir "freiné considérablement l'insurrection" de Boko Haram.

Mais les attaques n'ont pas cessé pour autant et, pour plusieurs experts, les insurgés pourraient avoir pour tactique de réduire leurs activités jusqu'à ce que l'armée baisse sa garde, pour frapper d'autant plus fort par la suite.

Avec AFP

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