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Nouvel attentat-suicide de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria


Des victimes d'une explosion reçoivent des soins dans un hôpital à Maiduguri, Nigeria, 21 septembre 2015.

Des victimes d'une explosion reçoivent des soins dans un hôpital à Maiduguri, Nigeria, 21 septembre 2015.

Six personnes et trois kamikazes sont morts à Beninsheikh, dans l'Etat de Borno et imputée au groupe islamiste Boko Haram, selon le porte-parole de l'armée, le colonel Sani Usma.

L’explosion a été déclenchée par un enfant qui était dans le groupe de kamikazes.

Trois adolescents âgés de 10 à 15 ans ont été stoppés par les membres d'un groupe d'auto-défense civil qui les soupçonnaient de vouloir commettre un attentat, a expliqué dans un communiqué le porte-parole de l'armée, le colonel Sani Usman.

L'un des kamikazes a actionné la ceinture d'explosifs qu'il portait sur lui, causant "la mort de neuf personnes tandis que 24 autres personnes ont été plus ou moins gravement blessées", a indiqué le colonel Usman, précisant que les trois kamikazes faisaient partie des morts.

"Des agents de la sécurité et du personnel d'urgence se sont rendus sur les lieux. Les corps ont été évacués et tous les blessés reçoivent des soins médicaux," a-t-il indiqué.

Le dernier attentat-suicide attribué à Boko Haram date du 16 décembre, quand un garde civil et quatre jeunes filles kamikazes avaient été tués à Mafa, dans le nord-est du pays.

Depuis plusieurs mois, Boko Haram a multiplié les attentats-suicides, utilisant fréquemment de jeunes filles et de jeunes garçons, ainsi que des attaques contre des villages au Nigeria et dans les zones frontalières des pays voisins.

Le groupe islamiste a évolué vers cette stratégie depuis que l'armée a lancé une vaste offensive au début de l'année et infligé d'importants revers aux rebelles.

Le président du Nigeria Muhammadu Buhari a donné à ses généraux jusqu'à la fin de l'année pour mettre fin aux violences du groupe islamiste.

La rébellion de Boko Haram, et sa répression féroce par les forces de sécurité, ont fait 17.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009.

Avec AFP

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