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Boko Haram attaquent des positions de l’armée au Nigeria


Le président nigérian Muhammadu Buhari, deuxième à gauche, s'entretien avec des responsables chinois lors d'une réunion au Grand Palais du Peuple à Beijing, le 13 Avril 2016. (REUTERS/Kenzaburo Fukuhara)

Le président nigérian Muhammadu Buhari, deuxième à gauche, s'entretien avec des responsables chinois lors d'une réunion au Grand Palais du Peuple à Beijing, le 13 Avril 2016. (REUTERS/Kenzaburo Fukuhara)

Boko Haram a attaqué dans le nord du pays, juste après que deux kamikazes présumés eurent été abattus près de positions militaires.

"Des terroristes de Boko Haram attaqué des troupes du bataillon 113 à Kareto, dans l'Etat de Borno", a déclaré le porte-parole de l'armée nigériane Sani Usman dans un bref communiqué.

Un soldat de ce régiment a affirmé à l'AFP que les troupes avaient été envoyées à Damasak, ville située près de la frontière avec le Niger, et avaient pris position à Kareto, à 38 km.

Lundi "à environ 06h30 (05H30 GMT), deux kamikazes nous ont approchés, nous leur avons tiré dessus et ils ont explosé", raconte-t-il. "Dès que les explosifs se sont déclenchés, Boko Haram a tiré à l'artillerie lourde, ils sont venus nombreux et lourdement armés".

"Nous avons pris positions dans nos tranchées et avons riposté, mais ils tiraient au lance-roquettes. Nous n'en avions pas," ajoute ce soldat.

"Nous avons perdu des hommes, je ne sais pas combien, et il y a beaucoup de blessés. Certains d'entre nous ont pris la fuite (...) ils étaient plus nombreux et mieux armés," a-t-il précisé.

Les troupes se sont retirées dans le village de Jeyimolo et un avion de chasse a été envoyé à Kareto, a ajouté ce soldat du régiment attaqué.

Un chef local a confirmé l'attaque mais a estimé que les détails étaient encore flous.

Le président nigérian Muhammadu Buhari a déclaré en décembre que le groupe islamiste Boko Haram avait été "techniquement" vaincu, affaibli au point de ne plus pouvoir mener des attaques conventionnelles contre les troupes nigérianes. Mais cette dernière attaque montre la persistance de la menace islamiste en particulier dans des régions rurales difficiles d'accès.

Avec AFP

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