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Nigeria: Le président du sénat, poursuivi pour corruption, défendu par 66 avocats


Bukola Saraki, président du sénat, troisième personnage de l'Etat nigérian

Bukola Saraki, président du sénat, troisième personnage de l'Etat nigérian

Bukola Saraki est accusé d'avoir dissimulé des biens acquis avec des fonds publics détournés quand il était gouverneur de l'Etat de Kwara (ouest) entre 2003 et 2011.

Le président du sénat, troisième personnage de l'Etat nigérian, poursuivi pour corruption, est apparu vendredi au tribunal avec une équipe de 66 avocats, a constaté un journaliste de l'AFP.

Vendredi, son principal avocat, Kanu Agabi, a lu, pendant une dizaine de minutes, la longue liste des 66 avocats chargés de le défendre.

Aucune explication n'a été avancée sur la présence d'une telle armada d'avocats, mais le mois dernier un célèbre avocat accusé d'avoir tenté d'influencer la justice, Rickey Tarfa, est arrivé au tribunal de Lagos avec une équipe de 90 avocats. Le juge avait alors considéré que cela constituait une forme de "harcèlement et d'intimidation du tribunal".

L'affaire Saraki représente un test décisif dans la campagne anti-corruption menée par le président Muhammadu Buhari, le président du Sénat étant le troisième personnage de l'Etat après M. Buhari et son vice-président, Yemi Osinbajo.

M. Buhari a été élu il y a un an sur la promesse qu'il allait débarasser la première puissance économique d'Afrique du "démon de la corruption". Un grand nombre de personnalités, dont de nombreux collaborateurs de l'ex-président Goodluck Jonathan, sont actuellement jugés.

M. Saraki nie l'ensemble de ses 13 chefs d'accusation. Il soutient que le Tribunal du code de conduite du pays - cour spéciale chargée de juger les dossiers de fausses déclarations de patrimoine et de revenus - n'a pas la compétence pour le juger. Mais l'appel qu'il avait déposé devant la Cour suprême avait été rejeté et il devra donc être jugé.

Le procès a été de nouveau ajourné vendredi au 18 mars, Me Agabi ayant à nouveau déposé une requête pour contester le procès.

Le procureur Rotimi Jacobs a considéré que ce nouvel appel constituait "une tentative délibérée de saborder le procès".

Avec AFP

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