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Boko Haram: le pape François appelle les évêques à plus de dialogue avec les musulmans


Le pape François salue de la main lors d'une audience à la place St Pierre, Vatican, 18 février 2015.

Le pape François salue de la main lors d'une audience à la place St Pierre, Vatican, 18 février 2015.

Le pape a lancé l’appel à travers une lettre publiée mardi à Vatican, invitant du Nigeria à "bâtir une culture de la rencontre" et à "marcher sur la voie de la paix" avec "persévérance et sans découragement".

Dans la lettre, le pape regrette que de nombreux Nigérians ont été tués, blessés et mutilés, enlevés et privés de tout : de leurs proches, de leurs terres, des moyens de subsistance, de leur dignité, de leurs droits.

Le pape exhortent les évêques nigérians à plutôt jeter des "ponts de dialogue" avec la communauté musulmane face aux islamistes du groupe armé Boko Haram .

La lettre du pape ne cite pas nommément les djihadistes, mais relève que les croyants, "chrétiens comme musulmans" de ce pays de 160 millions d'habitants, "ont expérimenté un tragique destin infligé par la main de ceux qui se prétendent religieux mais qui abusent de la religion". "Ils en font une idéologie afin d'assouvir leurs propres intérêts", dénonce le pape.

Les évêques nigérians ont depuis de la crise plaidé en faveur de la non-violence et de la paix civile. Leur message n’est parfois pas suivi par les fidèles lassés par des attentats répétés et inhumains.

François exprime ses "remerciements sincères à l'Eglise au Nigeria qui ne cesse de témoigner de l'accueil, de la miséricorde et du pardon", évoquant "les prêtres, les religieux et les religieuses, les missionnaires, les catéchistes qui, malgré des sacrifices indescriptibles, n'ont pas abandonné" les fidèles.

Le groupe Boko Haram, depuis 2009, a pris pour cibles de nombreux lieux de culte chrétiens, mais aussi parfois musulmans.

Cette lettre intervient à l'approche d'élections présidentielle et législatives au Nigeria, repoussées de six semaines à cause de l'insurrection du groupe armé. Le Nigeria et ses alliés, le Tchad, le Cameroun et le Niger, ont alors lancé fin janvier une vaste opération contre Boko Haram pour sécuriser le nord-est du pays avant les scrutins du 28 mars.

(L’information traitée dans cet article provient de l’AFP).

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