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Nigeria: fermeture des écoles de l’Etat de Yobe suite au massacre de Mamudo


Un élève victime d'une attaque contre un pensionnat à Mamudo, ayant fait au moins 30 morts. Hôpital de Potiskum au Nigeria, le 6 juillet 2013.

Un élève victime d'une attaque contre un pensionnat à Mamudo, ayant fait au moins 30 morts. Hôpital de Potiskum au Nigeria, le 6 juillet 2013.

Le gouverneur Ibrahim Geidam a ordonné la fermeture jusqu’au mois de septembre, suite à l’attaque samedi matin contre un pensionnat, dans laquelle 29 élèves et un enseignant ont été tués.

Selon l’Unicef, 48 élèves et 7 enseignants ont été tués dans le nord-est du Nigéria depuis le 16 juin.

Les autorités pensent que l'attaque a été menée par les insurgés de Boko Haram, dont le nom se traduit par «l'éducation occidentale est un sacrilège».

Des islamistes armés présumés ont tué au moins 29 élèves et un enseignant dans un pensionnat. Ils ont mis le feu aux bâtiments et tiré sur les lycéens qui tentaient de s'échapper.

Des survivants ont dit que certains d’entre eux ont été brûlés vifs, dans cette attaque perpétrée samedi avant l'aube, à Mamudo, dans l'Etat de Yobe. Un étudiant qui a rapporté avoir été réveillé au contact d’un fusil, a vu quatre doigts de sa main droite arrachés par un tir à bout portant. Des dizaines d'autres élèves se sont enfuis dans la brousse, et leur sort reste inconnu. Plusieurs blessés sont traités à l’hôpital de Potsikum, situé à environ cinq kilomètres du village.

L'état d'urgence a été décrété depuis le mois de mai à Borno, Yobe et Adamawa, trois Etats du nord-est, où l'armée nigériane mène une offensive de grande envergure contre Boko Haram.

Mais un homme qui a perdu deux fils dans l'attentat de Mamudo dit que la région n'est pas sécurisée. Plusieurs écoles ont été attaquées par des islamistes armés et «il n'existe aucune protection pour les étudiants en dépit de la présence accrue de l’armée», déplore-t-il.
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