Liens d'accessibilité

Nigeria : la Cour Suprême rejette le recours du président du Senat accusé de dissimilation des biens publics


Le président du Sénat nigérian, Bukola Saraki

Le président du Sénat nigérian, Bukola Saraki

Le président du Sénat nigérian, Bukola Saraki, devra comparaitre devant la justice, selon la décision de la Cour Suprême de son pays qui a rejeté vendredi son ultime recours.

M. Saraki est accusé d'avoir dissimulé des biens acquis avec des fonds publics détournés.

Bukola Saraki a été assigné à comparaître en septembre dernier devant la justice, accusé de fausse déclaration de patrimoine pendant qu'il était gouverneur de l'Etat de Kwara (ouest) entre 2003 et 2011. La Cour d'appel avait rejeté cette demande le mois suivant et il avait alors déposé un recours devant la Cour Suprême.

Le président de la chambre haute du Parlement est le troisième personnage de l'Etat nigérian, après le président de la République, Muhammadu Buhari, et son vice-président, Yemi Osinbajo.

Il soutient que le Tribunal du code de conduite du pays - cour spéciale chargée de juger les dossiers de fausses déclarations de patrimoine et de revenus - n'a pas la compétence pour le juger.

"Cet appel est sans fondement, par conséquent il est rejeté", a déclaré Walter Onnoghen, juge de la Cour Suprême. Cette décision a été adoptée à l'unanimité par les sept juges présents.

M. Saraki n'était pas présent, mais Saka Isau, un de ses avocats, a assuré que son client "se soumettra à son procès".

M. Saraki est accusé d'avoir acquis des biens immobiliers qu'il n'a pas déclarés, à l'aide de fonds publics détournés. Il nie ces chefs d'accusation.

L'affaire représente un test décisif pour le Congrès progressiste (APC), le parti du président Buhari - auquel appartient M. Saraki - déterminé à lutter contre le "démon de la corruption", endémique dans la première puissance économique d'Afrique.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG