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Nigeria : l'ex chef de la sécurité, accusé de corruption, dénonce un complot


Le président Muhammadu Buhari du Nigeria, 14 mai 2016.

Le président Muhammadu Buhari du Nigeria, 14 mai 2016.

L'ancien conseiller national à la sécurité nigérian Sambo Dasuki, jugé pour corruption, a accusé jeudi le président Muhammadu Buhari de le poursuivre pour des griefs politiques vieux de plusieurs décennies.

M. Dasuki, visé par trois procès dans le cadre d'un scandale de détournement de milliards de dollars destinés à la lutte contre le groupe islamiste Boko Haram, est maintenu en détention par les service de renseignements (DSS) depuis son arrestation, en décembre dernier.

Ses soutiens accusent M. Buhari de s'acharner contre lui pour des faits vieux de plus de 30 ans.

M. Dasuki, un ancien colonel, ferait partie des officiers qui ont arrêté M. Buhari alors qu'il dirigeait le pays à la tête d'une junte militaire entre 1983 et 1985.

Dans un communiqué soumis à un tribunal d'Abuja, M. Dasuki assure être "puni par le pouvoir en place pour des offenses commises il y a longtemps", sans donner plus de détails.

M. Dasuki a obtenu une libération sous caution de trois tribunaux différents. Il est toujours détenu malgré tout, sans pour autant faire l'objet de nouvelles accusations. L'agence nigériane de lutte contre la corruption (EFCC), elle, considère que M. Dasuki risquerait de fuir le pays s'il était libéré.

La Cour de justice de la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest (CJCC) doit décider le 29 juin si le gouvernement nigérian a privé ou non M. Dasuki de son "droit à la liberté".

Si la CJCC tranche en faveur de M. Dasuki, celui-ci pourra recouvrer sa liberté mais ses procès se poursuivront.

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