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Au Nigéria : le président lance un appel au calme après l'attentat du 16 juin


Des sapeurs-pompiers en action après l'explosion du 16 juin à Abuja

Des sapeurs-pompiers en action après l'explosion du 16 juin à Abuja

Cet attentat-suicide à la voiture piégée, le premier du genre au Nigéria, croit-on, a été revendiqué par le groupe islamiste radical Boko Haram, dont le fief se trouve loin d’Abuja, dans le nord-est du pays, dans l’état de Borno.

Le président nigérian Goodluck Jonathan a lancé un appel au calme, demandant à la population de ne pas paniquer, suite à un attentat-suicide à la voiture piégée qui a fait deux morts et au moins sept blessés à Abuja . Le leader nigérian s’est rendu ce vendredi sur les lieux de l’attentat, le QG de la Police Fédérale du Nigéria, où il a rappelé que les “attaques terroristes” se produisent un peu partout dans le monde.

L’attentat-suicide de jeudi, le premier du genre au Nigéria, croit-on, a été revendiqué par le groupe islamiste radical Boko Haram, dont le fief se trouve loin d’Abuja, dans le nord-est du pays, dans l’état de Borno. Dans une note envoyée à la presse, le groupe dit avoir ciblé le chef de la Police Fédérale. L’explosion était si puissante qu’elle a détruit plus de 30 voitures. Selon les autorités nigérianes, ce groupe est l’auteur de plusieurs attentats dans la région septentrionale du pays, où il s’en est pris à des agents de police, des officiels du gouvernement et d’autres autorités.

Vue de l'explosion devant le QG de la Police à Abuja

Vue de l'explosion devant le QG de la Police à Abuja

Jeudi également, une bombe a éclaté dans l’état de Borno. Bilan: quatre enfants morts. Cet attentat n’a pas encore été revendiqué. Les enfants jouaient quand la bombe a explosé à l’intérieur d’une maison, dans la petite ville de Damboa. Le Nigéria a souvent enregistré des attentats à la bombe, à cause de tensions politiques et sectaires. Quant à l’auteur de l’attaque du 16 juin, le groupe Boko Haram, il avait organisé un soulèvement de courte durée contre le gouvernement, en juillet 2009, provoquant une réaction militaire féroce et une semaine d’affrontements qui avait laissé un bilan de 700 morts.

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