Liens d'accessibilité

Nigeria : au moins douze étudiants blessés dans un attentat-suicide devant une école


Des hommes examinent un bus après une explosion à Potiskum, Nigéria, le 24 février 2015.

Des hommes examinent un bus après une explosion à Potiskum, Nigéria, le 24 février 2015.

Le kamikaze s’est fait sauter après avoir ouvert le feu vendredi devant un lycée de Potiskum, dans le nord-est du Nigeria.

Plusieurs lycéens du "College of Administrative and Business Studies" (CABS) de l'Etat de Yobe ont raconté que l'assaillant, qui portait une ceinture d'explosifs, s'était suicidé après avoir épuisé ses munitions, mais sans faire d'autres victimes.

Un policier a témoigné que douze personnes présentant de graves blessures par balle ont été évacués vers un hôpital.

Les étudiants du CABS sont souvent soumis à un contrôle de sécurité avant d'entrer sur le campus.

L'assaillant a ouvert le feu sur des élèves qui attendaient à la porte avant de passer le contrôle, peu après 7h TU, selon les témoins.

L'attentat n'a pas été revendiqué mais Potiskum a déjà été visé à plusieurs reprises par les islamistes de Boko Haram qui sévissent dans la région depuis des années.

En novembre dernier, 58 personnes ont été tuées et 117 blessées par un attentat-suicide contre une école secondaire toute proche du CABS.

L'attentat avait été attribué à Boko Haram qui s'en prend régulièrement aux établissements d'enseignement "occidental".

Une autre attaque du groupe s'était produite en septembre 2013 dans l'Etat de Yobe, lorsque des dizaines d'élèves avaient été massacrés pendant leur sommeil dans le collège fédéral de la ville de Buni Yadi.

Le groupe a subi de sévères revers militaires depuis une offensive armée régionale lancée en février contre ses nombreuses positions frontalières par le Tchad, le Cameroun et le Niger, en appui de l'armée nigériane. Mais il reste capable d'attentats et d'actions armées ponctuelles, notamment contre des objectifs civils difficiles à protéger.

Depuis 2009, 15.000 civils ont été tués dans des attaques de Boko Haram et la réplique souvent indiscriminée de l'armée nigériane. Plus d'1,5 million de personnes ont aussi été déplacés par ces violences.

XS
SM
MD
LG