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Nigeria : 11 personnes tuées par des membres présumés de Boko Haram dans le nord-est


Une foule s'assemble pour constater les dégats après une attentat attribué au gorupe Boko Haram

Une foule s'assemble pour constater les dégats après une attentat attribué au gorupe Boko Haram

Les victimes ont été tuées dans des attaques menées par des membres présumés du groupe islamiste Boko Haram ciblant trois villages dans le nord-est du Nigeria, a indiqué vendredi un parlementaire.

Les attaques dans les villages de Bitiku et de Kubu mercredi soir ont fait quatre morts, tandis que sept personnes ont perdu la vie jeudi matin dans le village de Kirchinga.

Les trois villages sont situés dans le nord de l'Etat d'Adamawa, près de la ville de Madagali et de la frontière avec l'Etat de Borno, cible régulière des insurgés affiliés à Al-Qaïda.

Le député de Madagali et de Michika, Adamu Kamale, a accusé Boko Haram d'être responsable de ces attaques et a demandé davantage de protection pour les populations.

"Les insurgés ont attaqué un groupe de marchands qui revenaient du marché de Gulak et ont tué quatre d'entre eux avant de se rendre à Kirchinga où ils ont tué sept personnes, dont trois femmes", a accusé le parlementaire.

"Nous avons besoin de plus de personnel de sécurité, car nos villages sont frontaliers de la forêt de Sambisa", fief du groupe islamiste armé, dans l'Etat de Borno, a-t-il ajouté.

L'armée nigériane avait affirmé plus tôt cette année que l'État d'Adamawa avait été "nettoyé" de toute présence d'insurgés, mais les attaques sporadiques continuent, en particulier dans le nord de l'État, sur la frontière avec l'État de Borno.

Un journaliste de l'AFP s'étaient rendus à Michika en mai, où des habitants tout juste de retour se plaignaient d'une administration qui ne fonctionnait pas correctement ainsi que du manque de matériel et de nourriture.

Un ancien responsable de la municipalité de Madagali, Maina Ulamaru, assure que peu de choses ont été améliorées depuis. "Nos populations souffrent du manque de services" et leurs besoins de base ne sont pas satisfaits, déplore-t-il.

"Il n'y a pas de gouvernement, pas de services de santé, pas d'écoles. Nos ponts n'ont pas été réparé donc les mouvements des personnes et des marchandises sont difficiles pendant la saison des pluies", s'est-il plaint.

Avec AFP

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