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Sept opposants condamnés à 12 mois de prison au Niger


Bulletin de votel, second tour election presidentielle Niger, 20 mars 2016.

Bulletin de votel, second tour election presidentielle Niger, 20 mars 2016.

Sept opposants, proches de l'ancien président du Parlement Hama Amadou, arrivé deuxième de la présidentielle de mars, ont été condamnés pour "d'attroupement armé et non armé".

"La décision (du tribunal) vient de tomber: ils ont été reconnus coupables et ont été condamnés à douze mois de prison: dix mois ferme et deux mois avec sursis", a précisé l'avocate, Mme Barry Bibata Niandou.

Le procès s'est tenu le 24 juin, après le rejet par la Cour d'appel d'une demande de remise en liberté conditionnelle, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Les prévenus, dont l'ex-ministre de la Santé Soumana Sanda, étaient écroués depuis huit mois. Ils avaient été arrêtés le 14 novembre 2015, jour du retour à Niamey de l'opposant Hama Amadou qui s'était exilé en France après avoir été mis en cause dans un présumé trafic de bébés.

De violents affrontements avaient éclaté lorsque les forces de l'ordre avaient bloqué la route de l'aéroport où des militants du Mouvement démocratique nigérien (Moden), le parti de M. Amadou, tentaient de se rendre pour accueillir leur leader.

"Cela fait déjà huit mois qu'ils sont détenus, donc d'ici le 14 août, ils vont sortir" de prison, a souligné Me Bibata Niandou qui dénonce "un procès politique".

Très populaire dans la capitale, Soumana Sanda est le président de la section du Moden de Niamey. Ministre de la Santé de 2011 à 2013, il a été élu député lors des législatives de janvier dernier.

Hama Amadou, ex-président du Parlement, avait quitté le Niger fin août 2014 après l'autorisation par les députés de son audition par la justice dans l'affaire présumée de trafic international de bébés.

A son retour, le 14 novembre, il avait été arrêté dès sa descente d'avion et écroué au nord de Niamey.

Quatre jours avant le second tour de la présidentielle du 20 mars, qui devait l'opposer au président Mahamadou Issoufou, l'opposant a été évacué vers la France pour des soins d'urgence. Il n'est toujours pas rentré au Niger.

L'opposition avait dénoncé "une mascarade électorale" et avait appelé à boycotter le scrutin, remporté par le président Issoufou avec 92,51% des voix. Le pouvoir a accusé l'opposition d'avoir boycotté le scrutin pour éviter une défaite.


Avec AFP

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