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Quatre villageois tués dans une attaque de Boko Haram près de Diffa


L'entrée de la mairie de Diffa

L'entrée de la mairie de Diffa

Selon les autorités locales, deux autres villageois ont été blessés au cours de l’attaque menée par des membres du groupe islamiste Boko Haram dans un village près de Diffa.

Les assaillants étaient au nombre d'une dizaine, a affirmé à la télévision d'Etat Fougou Boukar, un responsable du gouvernorat de la région, interrogé sur lieux de l'attaque.

Selon lui, les membres de Boko Haram ont mené l'attaque samedi "aux environs de 20h30 TU" et "pris la fuite vers le Nigeria".

"Nous avons constaté quatre pertes en vies humaines, deux blessés évacués à l'hôtel de Diffa", a précisé M. Boukar.

L’attaque a, selon lui, fait des "dégâts énormes avec une cinquantaine d'habitations brûlées".

"Les éléments de Boko Haram étaient armés de kalachnikovs et sont venus en traversant la Komadougou Yobé", la rivière qui sert de frontière naturelle entre le Niger et le Nigeria, a souligné la télévision d'Etat Télé Sahel.

Cette télévision a montré des centaines de villageois en détresse près de cases réduites en cendres, priant pour la mémoire des victimes tuées. Vêtue de haillons, une veille femme ramassait des restes de vêtements ou d'ustensiles de cuisine épargnés par les flammes.

D'autres habitants ont présenté à la caméra de nombreuses douilles ramassées par terre. "Les Forces de défense et de sécurité ont été déployées dans la zone", a assuré Fougou Boukar, qui a promis "une assistance" aux personnes sinistrées.

La semaine passée, 18 personnes ont été tués et 11 autres blessées dans un raid de Boko Haram à Wogom, un village situé près de la ville de Bosso, dans le sud-est du Niger. Trois des victimes, dont l'Imam du village, ont été égorgées, selon les autorités.

Depuis février, Boko Haram multiplie les attaques autour de Diffa, ville frontalière du nord-est du Nigeria, fief des insurgés islamistes, alors que l'armée peine à contenir ses incursions.

"Le problème le plus important auquel nous avons affaire, c'est le contrôle de la zone frontière côté Nigeria", avait justifié fin octobre Hassoumi Massaoudou, le ministre nigérien de l'Intérieur, devant les députés.

Avec AFP

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