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L'opposition prête "au dialogue" avec le pouvoir autour de ses exigences au Niger


Photo d'archives: Le président Mahamadou Issoufou tient sa première allocution après sa réélection à l'issue du second tour de la présidentielle à Niamey, Niger, 22 mars 2016.

Photo d'archives: Le président Mahamadou Issoufou tient sa première allocution après sa réélection à l'issue du second tour de la présidentielle à Niamey, Niger, 22 mars 2016.

"Nous avons réitéré la disponibilité de l'opposition à aller à un dialogue global, sincère et inclusif", a indiqué Mahamane Malam Sani, du Moden, le parti du principal opposant Hama Amadou. L'opposition conteste la réélection du président Mahamadou Issoufou.

L'opposition nigérienne est prête à un "dialogue" avec le président Mahamadou Issoufou, dont elle conteste la réélection, a-t-elle annoncé lundi après une rencontre avec le Premier ministre Brigi Rafini.

"Nous avons réitéré la disponibilité de l'opposition à aller à un dialogue global, sincère et inclusif" et "qui prenne en charge l'ensemble des questions que nous avons évoquées", a déclaré Mahamane Malam Sani, secrétaire général du Moden, le parti du principal opposant Hama Amadou.

Mahamane Malam Sani s'exprimait au nom de la Coalition de l'opposition pour l'alternance (Copa 2016), qui a boycotté le second tour de la présidentielle du 20 mars.

"Il ne s'agit pas de régler quelques questions techniques", mais d'apporter "des solutions durables" à "la situation extrêmement difficile" du pays, a-t-il ajouté, sans préciser clairement quelle était la réponse de la Copa 2016 à la proposition du président Issoufou de former avec elle un gouvernement d'union nationale et sur quoi pourrait porter le dialogue.

Le chef d'Etat nigérien sortant a été réélu avec 92,49% des voix lors du second tour de la présidentielle. Au premier tour, l'opposant Hama Amadou était arrivé deuxième.

L'opposition, qui a dénoncé "une mascarade électorale", estime que le président Issoufou ne sera plus légitime à la fin de son mandat qui expire le 1er avril.

Elle a appelé à la "résistance citoyenne", jugeant que "toutes les conditions de la violence et du chaos sont réunies". Elle réclame une période de "transition" en vue de la tenue "de nouvelles" élections "transparentes et crédibles".

Pour prévenir une éventuelle crise post-électorale grave, le président Issoufou a proposé à l'opposition "un gouvernement d'union nationale".

Avec AFP

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