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Niger: l'état d'urgence prolongé


Des soldats du Niger patrouillent dans un champs ouvert à Goa, le 27 février 2013.

Des soldats du Niger patrouillent dans un champs ouvert à Goa, le 27 février 2013.

Le gouvernement du Niger a annoncé mardi qu'il prolongeait l'état d'urgence dans la région de Diffa (sud-est), à la frontière avec le Nigeria, sous le feu du groupe islamiste nigérian Boko Haram depuis le début du mois.

La "prorogation de l'état d'urgence" a été décidée en Conseil des ministres extraordinaire, "nonobstant les efforts remarquables" des forces de sécurité et la "collaboration active" de la population, qui ont permis de "contenir" et "stabiliser" la situation, d'après un communiqué lu à la radio nationale.

Niamey avait décrété à partir du 11 février et pour un délai de quinze jours l'état d'urgence dans la région de Diffa.

La reconduction de cette mesure, pour une durée non précisée, doit être validée prochainement par l'Assemblée nationale nigérienne.

L'état d'urgence accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité, dont celui "d'ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit".

Plus de 160 membres présumés de Boko Haram, dont Kaka Bounou, un natif de Diffa "important membre et banquier" des islamistes, ont ainsi été arrêtés dans cette zone, selon la police.

Quelque 3.000 soldats nigériens sont massés dans la région de Diffa. De l'autre côté de la frontière se trouve le nord-est du Nigeria, considéré comme le fief des islamistes.

Mardi, deux soldats nigériens sont morts et quatre ont été blessés lorsque leur véhicule a sauté sur une mine à Bosso, à une centaine de kilomètres de Diffa, selon une source sécuritaire.

"L'engin a été posé par des éléments de Boko Haram", a assuré cette source.
Sept soldats nigériens et 15 combattants de Boko Haram, ainsi qu'un civil, sont morts vendredi lors de combats survenus sur l'île nigérienne de Karamga sur le lac Tchad, attaquée par les islamistes. Cinq militaires étaient portés disparus samedi.

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