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Niger : abandon des poursuites dans le trafic d’enfants


Hama Amadou, nouveau président de l'Assemblée nationale nigérienne

Hama Amadou, nouveau président de l'Assemblée nationale nigérienne

Le juge du tribunal correctionnel de Niamey a abandonné les poursuites contre l'ex-président du parlement et opposant Hama Amadou et d’autres personnes accusées d'avoir participé à un trafic de bébés.

Le juge du tribunal correctionnel de Niamey a déclaré sa juridiction incompétente, vendredi, selon l’AFP.

Le magistrat a indiqué qu’aucune juridiction civile ne s'est jusqu'ici prononcée sur la filiation des bébés concernés par ce procès pour "supposition d'enfants", un délit constituant à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui ne l'a pas mis au monde.

L’abandon des poursuites devrait permettre à Hama Amadou de se présenter à la présidentielle de 2016.

"Le tribunal a déclaré l'action du procureur irrecevable. Le juge s'est déclaré incompétent. Il n'y a plus de poursuite contre (les accusés) ou contre qui que ce soit", s'est félicité Boubacar Mossi, l'un des avocats.

L'accusation, qui assure disposer d'"indices" démontrant que les "infractions sont établies", a 10 jours pour faire appel.

"La décision concerne tous les individus, y compris M. Hama Amadou", a précisé un autre avocat, Nassirou Laouali.

L'ancien président du Parlement Hama Amadou, principal opposant politique du président Issoufou, était inculpé avec une vingtaine de personnes, dont l'une de ses épouses prénommée Hadiza, dans cette affaire retentissante qui avait éclaté en juin dernier.

Un "réseau", composé surtout de "femmes ou de leurs époux qui n'arrivent pas à avoir d'enfants", aurait ainsi eu recours à des "trafiquants", en mèche avec des "usines à bébé" basées au Nigeria, pour faire venir des enfants au Niger, d'après l'accusation.

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