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Inauguration au Kenya d’une nouvelle cour de justice pour les affaires de pirateries

  • Camille Grosdidier

La mise en place d'un nouveau tribunal au Kenya facilitera les poursuites contre les pirates capturés au large de la Corne de l'Afrique

La mise en place d'un nouveau tribunal au Kenya facilitera les poursuites contre les pirates capturés au large de la Corne de l'Afrique

Le nouveau tribunal, qui est situé dans le port de Mombasa, devrait permettre d'améliorer l'efficacité du système judicaire et de fournir un environnement sécurisé et moderne pour le jugement des affaires de pirateries, affirme l’ONU.

Inauguration au Kenya d’une nouvelle cour de justice spécialement dédiée aux jugements des affaires de pirateries. Selon l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le Kenya est le pays de la Corne de l'Afrique qui héberge le plus grand nombre de pirates.

Le nouveau tribunal, qui est situé dans le port de Mombasa, devrait permettre d'améliorer l'efficacité du système judicaire et de fournir un environnement sécurisé et moderne pour le jugement des affaires de pirateries, affirme l’ONUDC. Il a été construit grâce à un appui financier de l’Australie, du Canada, de l’Union Européenne (UE), de la France, de l’Allemagne et des États-Unis.

Selon l’ONU, les actes de piraterie se sont multipliés par 7 entre 2005 et 2009 au large de la Corne de l’Afrique. L'Organisation maritime internationale (OMI) a fait état pour la seule année 2009 de 406 attaques recensées, 746 membres d'équipages pris en otage, 8 marins tués et 59 autres blessés. Au total, 47 navires commerciaux ou de plaisance avaient été détournés et les rançons extorquées avaient atteint 60 millions de dollars.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a récemment souligné que le fait de ne pas traduire en justice les personnes responsables d'actes de piraterie et de vols à main armée commis au large des côtes somaliennes nuit à l'action menée par la communauté internationale contre la piraterie.

Dans la résolution 1918, adoptée à l'unanimité fin avril, le Conseil a « engagé tous les États, y compris ceux de la région, à ériger la piraterie en infraction pénale dans leur droit interne et à envisager favorablement de poursuivre les personnes soupçonnées de piraterie qui ont été appréhendées au large des côtes somaliennes et d'incarcérer celles qui ont été reconnues coupables, dans le respect du droit international et des droits de l'homme ».

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