Liens d'accessibilité

NBA : Golden State sur un nuage


Le joueur Festus Ezeli des Golden State Warriors, Avril 2013. Source: Reuters

Le joueur Festus Ezeli des Golden State Warriors, Avril 2013. Source: Reuters

Quatre mois après leur triomphe au terme d'une impressionnante saison, les Golden State Warriors sont repartis de plus belle : ils ont signé contre Memphis (100-84) leur neuvième victoire consécutive et font encore plus forte impression que la saison dernière.

Avec neuf succés en autant de matches, Golden State débute fort, mais les Warriors sont encore loin du record NBA --15 victoires de suite pour commencer la saison-- co-détenu par Washington (1948-49) et Houston (1993-94).

La franchise californienne ne fait en tous cas pas de détails: elle a signé ses neuf succès avec un écart total de 158 points, soit un écart moyen de 17,5 points par victoire. Seules trois équipes dans l'histoire ont dominé leurs adversaires avec plus d'emphase encore.

Auteur d'une saison régulière retentissante (67 v-15 d) en 2014-15, Golden State peut viser le record de 72 victoires détenu depuis 1996 par les Chicago Bulls de Michael Jordan.

"La saison est bien trop longue pour qu'on commence à parler de ces 72 victoires", prévient Luke Walton, l'entraîneur intérimaire des Warriors."Nous sommes meilleurs que l'an dernier", relève toutefois son joueur-vedette Stephen Curry.

Stephen Curry, des additions toujours plus salées

A-t-il été vexé par le sondage réalisé parmi les dirigeants d'équipes NBA qui faisait de LeBron James le grand favori pour le trophée de meilleur joueur ?

Le MVP de la saison 2014-15 est largement au-dessus du lot avec 287 points (31,8 pts par match) et 52 passes décisives en neuf matches.

Mais la statistique la plus effrayante, scrutée par les observateurs avisés de la NBA et résultat d'une formule mathématique compliquée, est son indice d'efficacité. Il est actuellement de 31,7, tout près du record de Wilt Chamberlain (31,8), sachant que le légendaire Michael Jordan n'a jamais dépassé le seuil de 31!

Un banc sans équivalent

"Notre banc est sans doute le meilleur du championnat", reconnaît Walton.

En l'absence de Steve Kerr, convalescent après deux opérations au dos cet été, Walton continue de marteler le message qui a offert à Golden State son cinquième titre NBA en juin: la force est dans le nombre.

Les Warriors ne se résument pas au seul Curry, ou même aux "Splash brothers", le duo de choc qu'il forme avec Klay Thompson.

Quand Curry connaît un jour sans --22 points tout de même-- comme ce fut le cas contre Detroit lundi (109-95), les remplaçants emmenés par Andre Iguodala, qui serait titulaire dans n'importe quelle autre équipe NBA, répondent présent: ils ont ainsi inscrit 37 points et capté 19 rebonds.

Une concurrence déjà KO ?

Si les Warriors n'ont pas eu la gueule de bois après leur titre, leurs rivaux dans la très relevée conférence Ouest, à l'exception de son dauphin San Antonio (6 v-2 d), ont connu quelques ratés: les Clippers affichent un bilan de cinq victoires contre trois défaites, Houston s'est déjà incliné à quatre reprises et Memphis est très mal parti.

Mais la saison est encore longue (82 matches par équipe) et Golden State, épargné par les blessures en 2014-15, peut à son tour être rattrapé par la malchance.

Cleveland et sa star LeBron James attendent le champion au tournant: les Cavaliers, battus en finale (4-2), dominent les débats dans la conférence Est avec sept victoires en huit matches.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG