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Navigation par satellites : la moitié de la constellation Galileo en place


L'image de la lune, prise par la sonde Galileo , le 7 décembre 1992 .

L'image de la lune, prise par la sonde Galileo , le 7 décembre 1992 .

La moitié de la constellation Galileo est en place après la mise en orbite "avec succès" mardi de deux nouveaux satellites destinés au système européen de navigation.

"Cette nouvelle mission Galileo est un succès total", a déclaré à l'AFP Stéphane Israël, le PDG d'Arianespace. "La mission (...) est un pas de plus vers l'autonomie de l'Europe en matière de navigation par satellites", a-t-il dit dans un communiqué.

Le lanceur russe Soyouz a décollé comme prévu à 08H48 GMT (10H48 heure de Paris, 05H48 heure de Kourou) et a placé les 13 et 14èmes satellites Galiléo sur une orbite située à une altitude de 23.522 km.

"Avec ce lancement, la moitié des satellites de la constellation européenne Galileo est déjà en place", a souligné Paul Verhoef, directeur du Programme Galileo à l'Agence spatiale européenne (ESA) dans un communiqué.

Projet emblématique de la Commission européenne, Galileo, système à vocation civile, vise à réduire la dépendance de l'Europe à l'égard du GPS américain, tout en améliorant les services rendus aux utilisateurs grâce à sa très grande précision.

Ce septième lancement Soyouz pour Galileo sera suivi des lancements de trois Ariane 5 spécialement adaptées, qui emporteront chacune quatre satellites Galileo d'un coup.

"C'est une aventure qui va commencer à partir du 17 novembre", a précisé Stéphane Israël.

Si tout se passe bien, la constellation pourra fournir ses premiers services à la fin de l'année.

"On commence à se détendre. On a maintenant 14 satellites en orbite, 14 satellites qui vont être utiles pour la constellation", a déclaré Stéphane Israël.

"Les derniers résultats montrent que l'utilisation des satellites 5 et 6, qui ne sont pas sur les bonnes orbites, sera envisageable dans la constellation globale après avoir effectué un certain nombre de tests", a expliqué à l'AFP Paul Verhoef.

"En ce qui concerne le 3ème satellite, dénommé IOV4, ses difficultés se limitent à une panne d'antenne, mais il reste capable de transmettre sur une fréquence", a-t-il ajouté.

"Il est temps d'avoir une +positive attitude+ vis-à-vis de Galileo qui est un fantastique sucés même s'il y a eu, sur le parcours, quelques embuches", s'enthousiasme le PDG d'Arianespace.

Conçu plus récemment que le GPS américain, Galileo intègre les dernières avancées technologiques et offre un signal plus précis.

Le déploiement des satellites Galileo, entièrement financé par la Commission européenne, va coûter environ 7 milliards d'euros. Puis il faudra 500 à 600 millions d'euros pour gérer et renouveler les satellites.

Avec AFP

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