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Navi Pillay : aucune prescription pour les crimes commis par Boko Haram


Navi Pillay a contacté le président du Nigéria pour demander que tout soit mis en œuvre pour assurer la libération des jeunes filles enlevées

Navi Pillay a contacté le président du Nigéria pour demander que tout soit mis en œuvre pour assurer la libération des jeunes filles enlevées

Alors que les États-Unis annonçaient qu’ils dépêchaient des experts du renseignement au Nigeria pour aider à retrouver les jeunes filles kidnappées par la milice islamiste Boko Haram, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) fustigeait de son côté ces enlèvements.

Navi Pillay a contacté le président du Nigéria, Goodluck Jonathan, pour demander que tout soit mis en œuvre pour assurer la libération des quelques 276 jeunes filles. Elle a fait part de sa « consternation » suite à la diffusion de la vidéo dans laquelle le chef présumé de Boko Haram affirmait que les filles enlevées seraient « vendues au marché », parlant d'elles comme des « esclaves ».

Mme Pillay a rappelé que l'esclavage et l'esclavage sexuel peuvent constituer des crimes contre l'humanité, selon le droit international. Aucune prescription ne s'applique pour des crimes aussi graves au niveau international et toutes les personnes responsables de tels crimes peuvent être arrêtées et traduites en justice à n'importe quel moment.

Dans un communiqué, l’ONU a rappelé que durant sa mission au Nigéria plus tôt cette année, Mme Pillay avait estimé que les actions de Boko Haram devenaient de plus en plus « monstrueuses ». Le groupe vise des personnes simplement à cause de leur appartenance religieuse ou professionnelle, ou des filles parce qu’elles sont scolarisées.

« Nous exhortons les autorités à prendre toutes les mesures nécessaires, et conformes aux normes des droits humains, pour protéger leur population de ces crimes et violations effroyables » a déclaré le porte-parole de Mme Pillay, Rupert Colville.
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