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Nairobi annonce le dissolution du Comité national olympique


Le ministre des sports kényan Hassan Wario lors de la conférence de presse sur l'agence mondiale anti-dopage, Nairobi, le 13 mai 2016.

Le ministre des sports kényan Hassan Wario lors de la conférence de presse sur l'agence mondiale anti-dopage, Nairobi, le 13 mai 2016.

Le ministre kényan des Sports Hassan Wario, sous pression à la suite d'une série de scandales et faux-pas de responsables kényans aux jeux de Rio, a annoncé jeudi la dissolution du Comité national olympique, qui a aussitôt rétorqué que le gouvernement n'en a pas le pouvoir.

"Je dissous le Comité national olympique (NOCK) avec effet immédiat et transfère les responsabilités de ses membres à Sport Kenya", une organisation gouvernementale fondée en 2013, a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse à Nairobi, chargeant Sport Kenya de fixer un calendrier pour l'élection des nouveaux membres du NOCK.

"Les allégations à l'encontre du Comité national olympique sont une menace immense envers la stabilité et la réputation des jeux Olympiques dans le pays", a ajouté le ministre, qui semble de la sorte vouloir détourner les foudres le visant en raison de la gestion chaotique de la délégation kényane aux JO.

Le secrétaire général du NOCK, Francis Paul, a rétorqué lors de la même conférence de presse que son organisation dépend du Comité international olympique (CIO) et non du gouvernement, et que ce dernier n'a donc pas le pouvoir de le dissoudre. "Nous ne quitterons pas nos bureaux et en ce qui nous concerne, nous sommes toujours en fonction".

Le gouvernement kényan a ordonné le 18 août l'ouverture d'une enquête, notamment sur le vol présumé de certaines tenues sportives officielles et la présence dans la délégation d'officiels aux fonctions obscures, vraisemblablement désireux de passer quelques jours tous frais payés du côté de Copacabana.

Des cafouillages administratifs ont également été au rendez-vous: lors du départ de l'équipe olympique depuis l'aéroport de Nairobi, aucun billet d'avion n'avait été réservé pour le champion du monde du lancer du javelot Julius Yego, finalement médaillé d'argent à Rio.

M. Wario, dont plusieurs députés réclament la démission, a été convoqué mercredi au Département des enquêtes pénales (DCI) pour être interrogé.

Cette mauvaise gestion de l'équipe olympique est une nouvelle épine dans le pied de l'athlétisme kényan, affaibli depuis plusieurs années par des accusations liées au dopage. Au début des Jeux de Rio, le Kenya avait renvoyé le manager de l'équipe olympique d'athlétisme, ainsi qu'un entraîneur, en raison d'accusations liées au dopage.

L'Agence mondiale antidopage (AMA) n'a d'ailleurs décidé que quelques jours avant les JO-2016 de retirer le Kenya de sa liste des pays "non conformes", et ce à la suite de l'adoption d'une nouvelle loi antidopage que le pays est-africain a dû réviser dans l'urgence à plusieurs reprises.

Le Kenya est mondialement renommé pour ses coureurs de demi-fond, de fond et ses marathoniens, qui font la fierté du pays.

Avec AFP

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