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19 supporters de foot d'extrême droite inculpés de tentative de meurtre en Israël


L'ancien président de la Fifa Sepp Blatter dans un stade en Israël, le 20 mai 2015.

L'ancien président de la Fifa Sepp Blatter dans un stade en Israël, le 20 mai 2015.

Dix-neuf membres d'un groupe de supporters d'extrême droite du club de football israélien Beitar Jérusalem (1re division), connus pour leurs dérapages racistes, ont été inculpés dimanche de tentative de meurtre.

Ces supporters arrêtés fin juillet et membres du groupe "La Familia" ont été inculpés pour "tentative de meurtre, de sabotage aggravé, de vol, de délits racistes, de possession illégale d'armes et de violation de la législation contre les violences dans le sport en Israël et à l'étranger", a précisé la police dans un communiqué.

Parmi les violences attribuées à des membres de "La Familia" figurent des agressions contre des supporters d'équipes rivales.

Le procureur a demandé leur maintien en détention préventive jusqu'à la fin des procédures engagées contre eux.

D'autres inculpations de membres de "La Familia" arrêtés puis libérés ces derniers jours devraient intervenir prochainement, a ajouté la police. En outre, neuf membres de l'organisation ont été inculpés pour trafic de drogue.

Ultranationalistes juifs, les membres de La Familia qui seraient plusieurs centaines selon les médias israéliens, sont régulièrement impliqués dans des incidents et coutumiers d'insultes lancées contre les Arabes et les musulmans.

Le Teddy Stadium à Jérusalem où évolue l'équipe qu'ils soutiennent est surnommé "l'enfer" en raison du climat d'hostilité et de violence envers les équipes adverses et leurs supporters. La police est régulièrement contrainte d'y déployer d'importants renforts lors des matchs.

Le 18 août, le Beitar Jérusalem y recevra le club français de l'AS Saint-Etienne en Ligue des champions lors du dernier tour des préliminaires.

En 2013, le club a connu de très vives tensions à la suite du recrutement de deux footballeurs musulmans originaires de Tchétchénie, république caucasienne de Russie.

Cette décision avait déclenché des réactions racistes d'une frange des supporters au point que l'équipe avait dû engager des gardes du corps pour les protéger. Les bureaux du club avaient été ensuite la cible d'un incendie criminel qui avait détruit tous les trophées remportés par l'équipe.

Le Beitar, qui puise ses fondements dans l'histoire de la droite nationaliste israélienne, n'a jamais recruté de joueur arabe, un cas unique en Israël, où les Arabes israéliens représentent plus de 17% de la population.

Avec AFP

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